Saperlipopote déménage !

Désormais, les nouvelles recettes de Saperlipopote seront déposées ICI (cliquez et suivez-moi !)

vendredi 28 décembre 2007

Cailles aux tubercules sans contrepétrie

(... ou "Cailles aux légumes racines, façon bourguignonne")


Une tranche de pub...

Même dans les salles indépendantes désormais on ne peut plus échapper à la pub. Jusqu’à récemment il y en avait une ou deux maximum, mais là on en est à 7 au minimum. Aaaaaaahhhhhhh !!! Les bobines sont livrées ankylosées de miroirs aux alouettes qui nous prennent pour des dindes ou des cons, au choix. Sauf que justement le choix on ne l’a plus, c’est imposé.
Petit inventaire navrant en guise d’apéritif tout juste digeste si on ne l’avale pas au second degré avec une bonne dose de détachement.
On commence par l’histoire FOR-MI-DA-BLE d’une bouteille lookée, gaulée comme une donzelle d’après la légende et remplie de sucre selon la vraie vie. Le film publicitaire nous invite à aller voir le film de la marque sur le site Internet correspondant. Budget colossal pour la pub mais comme il leur en restait encore un peu beaucoup, ils vous en proposent une deuxième couche, plus tard. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais les spots publicitaires « alimentaires » - si tant est que l’on mange de ce pain là - sont désormais accompagnés d’une micro- bandelette démagogique avertissant des dangers de la mal bouffe, bandeau minimaliste à visée schizophrénique si l’on compare les messages antithétiques -si, si, ça existe- qui se juxtaposent entre l’image et le texte et entretiennent bien le mythe d’opposition entre « plaisir » et « santé ». Bref. Tout ce qui est petit est mignon, certes, mais là il ne faudrait pas nous prendre pour des dindons – il fallait une rime et con était déjà utilisé plus haut dans le texte. Des personnes présentes dans la salle ont rit à l’apparition du dit bandeau : ouf, tout n’est pas perdu !
Ensuite, Jean-Paul nous présente son dernier sent-bon et nous offre une brochette de garçons qui se passent une bouteille de parfum avec l’air de se dire « Ouaouh, c’est trop top-méga-cool-hype d’être là tous ensemble ». Hé les filles, des mecs ! En effet, dans le lot ils sont tous galbés comme des camionneurs avec des gueules d’amour qui seraient passés chez Jean-Paul pour s’habiller avant d’atterrir beaux comme des camions sur nos écrans. Ils sont tous à croquer mais rentrez vos langues les filles car à priori ils se croquent entre eux. Merci pour le réflexe de Pavlov !
A suivi la petite voiture d’un constructeur français dans l’âme mais pas dans les sites de production.
Ah oui, il y a eu également un spot pour une mangeoire rapide -fast-food dans une autre langue- qui a pour mascotte un clown dégénéré qui a décompensé après s’être fait recalé pour jouer dans le film « Ça » adapté du roman de Stephen King. Dans le spot on nous explique que la vie est tellllllement formidable et tellllllllllement plus facile quand on est dans le monde de la marque. Il y a un garçon (appelons-le Teuton) dans sa voiture qui doit aller rejoindre sa chérie (appelons-la Teutonne). Mais, ô malheur!Teuton est bloqué dans les embouteillages. Comme Teuton fait partie du monde de la marque, il est transporté dans les airs et arrive sur le banc à côté de sa Teutonne. Heureux, ils vont clopin-clopant vers leur destin car Teuton a prévu une incroyable surprise à sa Teutonne : il l’emmène déjeuner à la mangeoire de la marque au clown dégénéré (vous suivez toujours ?) ! Teutonne est trop contente que son Teuton lui fasse plaisir et elle entre dans la salle -je ne peux pas dire restaurant pour ça-, rayonnante de bêtise. Du bonheur !
Et Georges est arrivé, sans se presser, décontracté du potiron avec un sourire au coin des lèvres, jetant des regards langoureux autour de lui. Et quand Georges est là, il va se faire couler un café avec une petite dosette qu’il insère délicatement avec ses jolis petits doigts dans la machine, parce que c’est bien connu, quand Georges n’a rien à faire, il va dans une boutique pour boire un café... Arrive alors une jeune fille pré pubère qu’on essaie de nous faire passer pour une femme parce qu’elle a un sac à main. Elle veut un café, il croit qu’elle veut un autographe. Ça c’est du pitch, il y a presque un ressort théâtral, non ? Ça vire licencieusement au détournement de mineure, mais c’est Georges, alors la classe ! Sincèrement, j’aurais eu le rôle de la fille, Georges n’aurait pas été déçu : je suis majeure, je me fous du café si Georges est à côté et je veux bien un autographe, pour commencer…
Je crois qu’il y a eu ensuite de la téléphonie mobile, des vêtements à pas cher, des chaussures de sport mais je suis restée bloquée sur Georges et j’ai la mémoire qui flanche, j’me souviens plus très bien…
Et puis le film a commencé, enfin : « La Graine et le Mulet », un vrai vrai bonheur.
Petit détail : vous avez remarqué que désormais avant le film il y a trois tonnes de pubs mais plus de bande annonce…


Pour les babines...

Cailles aux tubercules sans contrepétrie...
(... ou "Caille aux légumes racines, façon bourguignonne")




Ils sont tombés dans la casserole quand ils étaient petits :
4 cailles
1 céleri rave
4 panais
4 carottes
2 oignons rouges
2 verres de vin rouge
3 tranches de poitrine fumée en lardons

1 - Faites revenir les cailles avec un peu de beurre puis réservez-les. 2 - Faites revenir les lardons et les oignons. 3 - Ajoutez les légumes racines coupés en petits cubes. Laissez réduire légèrementet mouillez avec le vin rouge. 4 - Au bout de 15 minutes remettre les cailles avec les légumes . 5 - Laissez mijoter pendant 20 minutes à feu moyen. 6 - Bon appétit !


Blague belge...

Le mystère de la Kriek enfin levé !



mardi 11 décembre 2007

Le coeur de Miss pamplemousse

(... ou "Curd de pamplemousse aux écorces confites")


Les leçons de mathématiques avec le petit Nicolas

Le Professeur : « Alors Nicolas, après le français, on va passer au calcul mental, concentres-toi. Tu es prêt ?
Le petit Nicolas : Oui.
Le Professeur : Un voyage dans la grande démocratie chinoise moins Rama Yade, la secrétaire d’État aux droits de l’Homme égale ?
Le petit Nicolas : Euh… 20 milliards ?
Le Professeur : Très bien ! Plus 1 voyage en démocratie russe chez l’ami Poutine ?
Le petit Nicolas : Alors 20 + 10, ça fait 30 milliards ?
Le Professeur : Excellent ! Attention on complique maintenant. On ajoute à tout ça une invitation du plus grand démocrate libyen, le colonel Khadafi, en France et on retire toute dignité à la secrétaire d’État aux droits de l’Homme en lui faisant fermer son clapet. Le résultat Nicolas ?
Le petit Nicolas: (concentré) 20 + 10 + 10…. 40 milliards je crois ?
Le Professeur : Exactement ! Je suis fier de toi. »

Pour vous remonter le moral !


Le coeur de Miss Pamplemousse
... ou Curd de pamplemousse aux écorces confites


Ils étaient présents :

Le jus d'un beau pamplemousse
Son zeste
3 oeufs entiers + 1 jaune
100 g de sucre de canne
(+ 30 g pour les écorces confites)
100 g de beurre

1 - Mettre le jus de pamplemousse dans un saladier que vous mettez dans un bain-marie. 2 - Quand le jus est tiède, ajoutez le sucre et le laissez se dissoudre lentement mais surement. 3 - Ajouter le beurre coupé en petits morceaux et le laisser fondre. 4 - En dehors du feu, ajouter les oeufs (entiers et jaune) battus avec véhémence. 5 - Mélanger sans vous arrêter, sauf pour remettre au bain-marie pour faire épaissir le curd pendant environ 15 à 20 minutes. 6 - Parallèlement, mettre les écorces à confire dans du sucre de canne avec un peu d'eau sur feu doux et les ajouter à la fin de la cuisson du curd.

A mettre dans des pots de confitures et à déguster en toute circonstance.



Ça demande réflexion...



samedi 8 décembre 2007

La vendange est un plat qui se mange chaud

(... ou Pigeons façon cailles aux raisins)

Histoire de...


En Touraine, il y a des vignes. Et qui dit vignes, dit vendanges.
Je n’ai jamais participé totalement aux vendanges - hannnnnnnn ! -, si ce n’est par-ci par-là quelques jours. Mais je me souviens qu’après les vendanges arrivait la bernache accompagnée de marrons grillés au feu de bois, la charcuterie de dame Rillette et sieurs Pâté et Rillon. Et puis, et puis…
Et puis il y avait les cailles, les petites cailles aux raisins.
Pas mal de gens n’aiment pas ça car il faut y mettre les doigts, payer de sa personne pour aller décrocher le solilès de la carcasse. Et ceux qui adorent les cailles les aiment justement pour ça. Ce bonheur se mérite, il faut se mouiller pour l’avoir. C’était la mode du sucré-salé avant l’heure de la mode, la campagne tourangelle était en avance sur son temps sans même le savoir.

Pour la recette que je vous présente, je me suis inspirée de cette « tradition » et l’ai détourné, retourné, transformé, déstructuré, remanié, récupéré, dénaturé, préparé, mangé et digéré - ah, ces jeunes, ils ne respectent plus rien. M’en parlez pas ma p’tite dame.
Donc les cailles deviennent des pigeons - c’est mieux que les dindons de la farce ! - , les raisins frais ont séché le vin blanc sec s’est adoucit et à montré une certaine effervescence. It’s magic* ! - *c’est magique pour ceux qui ont des lacunes anglo-saxonnes ; mais là il va falloir vous y mettre les gars et les filles parce que, à ce stade, ce n’est plus une lacune mais le Grand Canyon.

Revenons à nos pigeons


La vendange est un plat qui se mange chaud
… ou Pigeon façon caille aux raisins



Les préparatifs pour 4 vendangeurs :
4 pigeons
(8 si les vendangeurs sont très affamés)
8 échalotes
250 g de raisins blonds
(les miens venaient d’Iran)
1 cuillère à soupe de farine
1 cuillère à soupe de graines de carvi kerouala
3 verres de Montlouis méthode traditionnelle
Du pain
(pour saucer !!)


1 - Faire revenir les cailles avec un peu de beurre. Réservez-les. 2 - Faire fondre les échalotes avec les graines de carvi. 3 - Faire un roux en ajoutant la farine. 4 - Remettre les cailles avec les échalotes. 5 - Ajouter les raisins secs et mouiller avec le vin. 6 - Laisser cuire à couvert et feu moyen pendant environ 20 minutes.

Les raisins secs blonds d'Iran sont moi sucrés que les raisins de Corinthe et ont une petite pointe d'acidité. Le carvi est moins puissant en goût que le cumin et a des notes citronnées. Le mélange des deux avec le vin donne naissance à des arômes proches du pamplemousse, c'est assez étonnant.
Accompagnez ce petit plat délicat avec une poêlée de pleurotes et avec Les Bulles des Granges Tiphaine chez Damien DELECHENEAU, jeune viticulteur qui fait du très bon à Amboise - si vous n'avez pas fini la bouteille avant le repas....


Pigeon vole !

Amis des bêtes, âmes sensibles et et non dotés de l'option "humour de 3e degré", ne cliquez pas sur ce lien ! Je vous aurais prévenu...

lundi 3 décembre 2007

J'ai pas un radis...

(...ou "Velouté de radis noir à la réglisse")

Novembre, décembre, janvier : vive le paiement des côtisations et des charges sociales !

Alors avec les quelques radis qu'il me reste, je vous ai fait un velouté dont vous me direz des nouvelles. Il paraît que le radis ne se cuit pas : que nenni !

C'est bon, pas cher et en plus je pense à votre santé : le radis noir est dépuratif, la réglisse permet de lutter contre les virus qui traînent, de faire baisser le cholestérol et est anti-inflammatoire. Elle est pas belle la vie!C'est mieux qu'un suppositoire, non ? à ceux qui préfèrent les suppos, passez votre route... Que vous soyez cicrale ou froumi, léchez-vous les babines d'avance !


Une idée dans la tête...


J'ai entendu dire que les radis ne se cuisent pas. Ayant pour adage "rien n'est impossible", je n'en ai fait qu'à ma tête et ai décidé de passer outre cette idée péremptoire.

Ni une, ni deux, mon bocal rempli de neurones se met à fumer à la recherche d'une idée qu'elle est bonne.

Le radis est rattaché pour moi à l'enfance : pique-nique et partie de pêche avec rillettes, bon gros pain et rondelles de radis noir coupées avec le couteau du fond de la poche - à cette époque là, je ne buvais pas encore, et la topine était vidée par les grands... Et puis il y avait les bâtons de réglisse, ceux que l'on mâchouillait pendant des heures avant que le chewing-gum n'existe - bon d'accord, il existait déjà, mais ça fesait bien, non ? .

Alors l'idée de mettre tous ces souvenirs dans une soupe m'a bien plu. Quant au mélange des saveurs cela me paraissait tentant : essai transformé.

Le p'tit truc en plus : j'ai utilisé de la mascarpone plutôt que de la crème fraîche car son goût est plus neutre et laisse la place au radis et à la réglisse qui ont des arômes subtils.



Velouté de radis noir à la réglisse ou comment se délecter des fins de mois difficiles...




Pour une bonne dose de souvenirs :

4 radis noirs
1 litre d'eau
1/2 bâton de réglisse
1 noix de beurre
2 cuillères à soupe de mascarpone
(je ne vous en voudrez pas si vous mettez de la crème fraîche à la place)


1 - Epluchez 2 radis et lavez bien les 2 autres afin de leur laisser la peau. Découpez-les en petits cubes. 2 - Faites les revenir légèrement avec le beurre : ne les faites pas dorer - question d'harmonie des couleurs (:-o). 3 - Mouillez avec l'eau et rajoutez le bâton de réglisse fendu en 2. Laissez cuire à feu doux jusqu'à ce que les radis soient tendres. 4 - Mixez le tout en enlevant au préalable le bâton de réglisse. Vous pouvez récupérer la pulpe du bâton de réglisse et l'ajouter dans le bol du mixer. Seul inconvénient : il y aura des fibres, mais la présence de la réglisse sera plus intense. 5 - Ajoutez la mascarpone et remixer afin d'homogénéiser. C'est prêt !


Ce petit velouté est encore meilleur le lendemain, si vous avez le courage d'attendre....


lundi 26 novembre 2007

Panais cotta

(... ou "Crème de panais , façon panna cotta")
Les leçons de français avec le petit Nicolas

Le petit Nicolas : « Dis, dis, maman : c’est quoi une ellipse ?
La mère : - Une ellipse, c’est lorsqu’on on oublie volontairement de mettre en avant certains éléments qui seraient logiquement nécessaires à la compréhension du texte.
Le petit Nicolas : - Comme quoi ?
La mère : - Par exemple : « Denis OLIVENNES, patron de la FNAC, vient de remettre un rapport au président de la République pour lutter contre le téléchargement illicite. ». Ce qu’on oublie de dire : la FNAC est un des plus gros vendeur de graveurs de CD-DVD.
Le petit Nicolas : - Ah ? c’est un peu comme prendre les gens pour des cons, non ?
La mère : - Ah non, mon chéri : ça, c’est une litote. »



La Recette ! La Recette ! La Recette ! La Recette ! La Recette ! La Recette ! La Recette !

Comme c’est la période des cadeaux, ce n’est pas une, pas trois, pas quatre mais deux recettes d’un coup ! Waouh, trop contents que vous êtes : panais à tous les étages.

Tagliatelles de Panais


Là, je n’ai pas trouvé (cherché) de blague foireuse sur le titre de la recette : concours ouvert…

Pour quelques personnes :
Des panais (de la dernière pluie)
Du vin blanc ou rosé
Un peu de beurre
De la crème fraîche épaisse, bien épaisse
(comme les brutes)
Des graines de pavot


1 – Epluchez les panais. 2 – Et comme vous êtes bien partis, continuez à la même allure afin de faire des tagliatelles. C’est dingue ! Vous allez arriver au cœur du panais, un peu moins ferme, que vous garderez pour la deuxième recette. 3 – Faites fondre les tagliatelles de panais dans une poêle avec le beurre à feu doux. 4 – Mouillez avec le vin et laissez réduire. 5 – Á 5 minutes de la fin de la cuisson, ajoutez la crème fraîche. 6 – Au moment de servir, saupoudrez artistiquement votre œuvre de graines de pavot.



Panais Cotta

La panna cotta, j’adôôôôôre. Alors pourquoi pas en salé ?

Pour les mêmes que tout à l'heure :
Restes de panais de la première recette
300 mL de lait
300 mL de crème liquide
4 g d’Agar-agar
Des graines de nigelle
(oui je sais, j’en met partout, mais quand on aime…)

1 – Faites cuire les cœurs de panais coupés en cubes dans le lait. 2 – Quand les cœurs sont tendres (ô), mixez le mélange lait-panais. 3 – Remettre à chauffer à feu doux et ajoutez la crème et l’agar-agar. Laissez cuire à feu doux jusqu’à épaississement. 4 – Ajoutez les graines de nigelle et disposez dans des ramequins individuels ou un saladier.

Idéal pour l’apéritif avec des petits gressins à l’épeautre (faire une pâte brisée avec une farine d’épeautre - torsadez des petits bâtonnets – cuisez – trempez dans la panais cotta - mangez !)

La cerise sur le gâteau…

Alors voilà : vous vous demandez tous et TOUTES ce que fait loulou dans sa cuisine, lorsqu’il ne cuisine pas, non ? Voici la réponse…. (sans rancune loulou ? perso, ça me fait mourir de rire...)

mardi 20 novembre 2007

Tât'un poivron si t'es cap' !...

(...ou "Tatin de poivrons, pâte aux noisettes")


Mise en bouche : méli-mélo d'instants volés à la terrasse d'un café un jour de marché.


Une goutte de Vittel menthe sur la langue d’une fillette. «Mais dépêches-toi de traverser, c’est dangereux ». Le camion s’arrête et bouche la vue des gens tranquillement installés à la terrasse du café. Après le café, mon porte-monnaie sera délesté de son contenu. La cohabitation entre mon persil plat et mon parmigiano regiano et le sac de viande de la jeune femme à l’air de bien se passer. Mais non, madame, Cassandre ne se souvient absolument pas de vous. Ah ! Ah ! Ah ! Rires aux éclats. « Aller, couches toi et ne bouges pas ! ». Un seul. Une seule. Un autre seul. Tiens, ça va mieux, je me sens moins seule. L’homme et la femme à la table d’en face ne se parlent pas, ils se souviennent à peine qu’ils sont un couple. Une cigarette, j’aimerais bien fumer une cigarette. Belle-maman vient d’arriver. L’enfant est content, le bel-enfant moins mais feind. Est-ce qu’ils se doutent, tous autant qu’ils sont ? Le serveur a renversé le café mais c’est bien tombé. Par terre. Alors, finalement ce n’est pas grave. La fleuriste sort du magasin d’ustensiles de cuisine. Peut-être que la marchande d’ustensiles de cuisine ira acheter des fleurs tout à l’heure. Ma voisine est toute seule. Une jolie fille passe légère sur son vélo, les cheveux dans le vent. « Bon, alors : les fruits c’est bon, les pommes de terre aussi, je les ai, le poulet, le pain, OK. Qu’est-ce qu’il me manque, je sens qu’il me manque quelque chose. ». Deux filles, un garçon. Qui va avec qui ? Peut-être tous ensemble aussi. Ma tasse se vide, lentement. Un 4x4, indispensable en ville, se gare là, juste à côté de moi où ce n’est même pas permis. Le garçon s’en va, et puis non finalement il revient. L’homme voûté passe tranquillement la pipe au bec. Il suit son chemin comme il l’a toujours fait. « Oui, allô ? Oui….Oui….Mais non, tu sais bien que j'aime pas ça !... Ben si, j’ai jamais aimé ça. Ça fait plaisir que tu t’en souviennes ! Bref, dis moi, je t’écoute… » Cassandre et Valentin jouent ensemble, insouciants. Mais leurs parents ne sont pas de cet avis et stoppent net leur candeur. Alors Cassandre pleure. Un bébé se met également à pleurer. Qu’est-ce qui se passe ? C’est l’heure ou juste un hasard ? Oh, joli, bonjour monsieur. Vous me semblez très comestible... Le vélo de course ce n’est pas vraiment pratique pour les courses justement. Il a retrouvé sa chérie et le sourire par la même occasion. « Il fait ses nuits, c’est impeccable. Il est bien mieux que son frère ! ». « Et le match, hier, c’est quoi le résultat ? » Mais non, c’est ce soir le match et le résultat aussi, donc. Un ado. Une crête pleine de gel. La mode, paraît-il. Sens interdit. Si je veux. Et toc !




A suivre : Tât'un poivron si t'es cap' !......





sens Dessus...
300g de farine complète
100g de beurre
2 cuillères à soupe de crème de noisette
1 verre de Château La Pompe (eau)

...Dessous
3 poivrons d'au moins 2 couleurs différentes
un éléphant qui trompe énormément
de l'huile (pour faire glisser l'éléphant)
rien d'autre.
Ah ! si : des copeaux de parmesan
1 - Couper les poivrons en dés (enfin, ça fait un dés aplati, d'où l'utilité de l'éléphant...). Les faires compoter avec de l'huile dans une poêle à feu doux (retirer l'éléphant avant d'allumer le feu). 2 - Faites la pâte : mélangez la farine avec le beurre. Ajoutez la crème de noisette. Mouillez avec l'eau afin d'obtenir une pâte homogène. 3 - Disposez les poivrons confits dans le fond d'un plat à tarte. Recouvrez avec la pâte en l'abaissant bien sur les bords intérieurs du plat (??!??!). 4 - Mettez au four thermostat 7 pendant 20 minutes environ. Ajoutez des copeaux de parmesan au moment de servir.
Le beurré de la pâte décuplé (comment ça je m'enflamme ?) par la crème de noisette mélangé au fondant du poivron... Je ne vous dis que ça....
Et avec l'éléphant en plus.....
Pour finir : une petite vodka en digestif ?
Y en a qui abusent.(y a un lien, faut cliquer)...

mardi 13 novembre 2007

Perso, j'en fais tout un plat

(…ou « Pesto de persil plat et graines de nigelle»)

Explication : pistou ça donne pesto, persil ça donne… perso !
Quand je vous le dis que je passe des nuits blanches…


Une petite recette pour l’apéro ou tout autre moment (hors premier rendez-vous galant cause présence d’un répulsif testé et désapprouvé par les nouveaux lovers)




Au casting :
1 bouquet de persil plat
2 petites gousses d’ail
150 g de pignons
150 g de parmesan
de l’huile d’olive
des graines de nigelle

Hâchez le persil, pilez le pignon, râpez le parmesan, pressez l'ail. Mélangez le tout et on huile. n'hésitez pas à bien huiler, c'est le gras qui fixe les saveurs. Ajoutez les graines de nigelle. Un petit tour au frigo ou au congélateur si la consommation est proche.


Tentez le trempage avec des bâtonnets de radis noir, c’est extraordinaire : la douceur herbacée du persil, le velouté granulé salé du parmesan, la puissance fraîche de l’ail, le beurré craquant du pignon, la délicatesse nickel des nigelles et le piquant croquant du radis noir……(soupir)……….
Dégusté pour vous sur une terrasse ensoleillée : un grand moment d’extase gustative avec trois fois rien et deux fois tout.

dimanche 11 novembre 2007

Il est gonflé le vieux Jack !

(... ou Soufflé de courge "Jack Be Little" au gouda extra vieux)

Aller direct ! Je me jette dans le grand bain du KKVKVK n°22 ! Et oui je suis comme ça, même pas peur ! Attention les papilles mais aussi les pupilles....
La base de cette recette est née du même événementiel que Potinella. Il n'y avait à cette époque là pas de gouda extra vieux dans les parages, non qu'il n'existe pas encore, le vieux, mais il ne s'était pas encore invité dans la recette.
Comme le réglement du KKVKVK le stipule, il faut se lancer dans le soufflé au fromage, j'ai rajouté du fromage dans ma recette de base. Je m'y plie donc goûtesement et m'adapte.
Quelques mots à propos de Jack...

La courge "Jack Be Little" est une pure merveille. Comme son nom l'indique, elle est petite, très petite même. C'est une courge "portion" ! Un proverbe d'cheu nous dit "Chacun sa courge, et les vaches seront bien gardées" J'ai un petit doute sur le dicton, là, tout de suite... Cette courge a une chair compacte, très jaune -jaune courge pour les connaisseurs...- et un goût a se taper le cul par terre -Ô !!!!- qui fait penser à de la patate douce que j'adore. Même consistance, saveur similaire : le contraste entre la texture farineuse, compacte et la douceur du goût est assez étonnante. -un peu comme le contraste entre la Belle et la Bête, dans un autre registre...

Je la fais cuire au four avec ses grandes copines "Melonette" (dont vous découvrirez bientôt les aventures...) et "Table Nut" (star dans Potinella).
Elle peut se déguster simplement dans le plus simple appareil, avec une petite cuillère. C'est tellement bon !





La recette pour 4 courges (hihihi ;)))))
- 4 courges "Jack Be Little" (à défaut, le potimarron fera l'affaire)
- 50 g de beurre
- 2 cuillères à soupe de farine
- 1/2 litre de lait
- 4 blancs d'oeufs
- 150g de gouda extra vieux (peut être remplacé par un fromage à pâte cuite très sec : parmesan, mimolette extra vieille, chèvre très affiné...)


1 - Faites cuire les courges au four (45 min, therm. 6). Gardez le four chaud pour la cuisson. Une fois cuite, découpez le dessus, comme un oeuf à la coque. Il faut garder le chapeau.
2 - Epépinez et prélevez dé-li-ca-te-ment la chair des courges (que vous gardez) puis réduisez-la en purée à la fourchette (laissez des petits morceaux). N'oubliez pas de prélever la chair se trouvant sous les chapeaux : la courge en a peu sous le chapeau mais elle en a...

Montez les blancs d'oeuf en neige.
3 - Préparez une base de béchamel : faites un roux (faire fondre le beurre à feu doux puis ajouter la farine en mélangeant). Ajoutez le lait tiède au fur et à mesure et continuer de mélanger jusqu'à épaississement. Ajoutez la crème liquide.

PS : il ne faut pas que la béchamel soit trop épaisse.
4 - Ajoutez la purée de courge à la béchamel et le gouda "hâché" grossièrement. Le gouda extra vieux étant sec, il a tendance à s'effriter ce qui évite d'avoir à le râper et de laisser des morceaux de gouda. Laissez tiédir puis incorporez les blancs en neige, dé-li-ca-te-ment, avec une spatule.

5 - Garnissez les courges évidées au 3/4 avec la préparation. Disposez-les dans un plat sur du papier sulfurisé et les mettre au four (20 minutes, therm. 5-6).

6 - Et là, c'est LE moment de vérité : les mirettes accrochées à votre four comme celles des vaches quand elles regardent passer le train -j'avoue que la comparaison ne paraît pas flatteuse, mais il y a de très belles vaches, non ?- , vous commencez à rentrer en transe dès que le soufflé commence justement à souffler. Vous trépignez, courrez partout, sautez de joie, vous roulez par terre, on en a même vu pleurer ! Un conseil : prévenez votre famille, vos voisins avant de commencer un soufflé. Il y a de gros risques de décompensation, positive ou négative d'ailleurs...

PS : à ce moment précis, ceux qui vont manger le soufflé doivent être à table.
7 - Et voilà ! Saperlipopote !


Et comme vous êtes très romantiques, délicats et attentionnés, offrez-vous des fleurs !

Fleurs réalisées avec les chapeaux des courges !

Encore, encore ! "Jack était à plat arrivé au palais"

Comme il y a plus de garniture que de contenance de courge -hein ? quoi ?-, répartissez le reste de pâte à soufflé dans des plats à muffins en couche fine (1 cm) et parsemez de graines de nigelle. Vous obtenez ainsi des "Jack était à plat arrivé au palais" -...ou "Palets de Courge "Jack Be Little" aux graines de nigelle"- excellentissimes froids pour l'apéritif.


Là, je crois que c'est fini.... Bon Appétit !

mercredi 7 novembre 2007

Potinella®

(...ou Pâte à Tartiner de Courge "Table Nut" aux Noisettes)





Dialogue entendu dans une salle de cinéma, juste avant le début du film (je précise que le cinéma en question (Les Studios, à Tours) est un cinéma associatif indépendant, ce qui mérite le respect, d'être signalé et encouragé). Je reviens à ce fameux dialogue : toute ressemblance avec des personnages connus ou rencontrés n'est (malheureusement) pas fortuite. (heu, faut pas le dire mais pour avoir les bons noms propres il faut les lire à l'envers, c'est pour pas avoir de problèmes.....)


La Fille : "Purée, t'as vu y a un CFK (fast-food nord-américain qui vend du poulet à tout bout de champs que les poulets n'ont jamais vu d'ailleurs) qui a ouvert"
Le Gars : "Ah bon ? Mais où ?"
La Fille : "A Tours Nord, à côté de la FIMAC, dans la zone de NAHCUA"
Le Gars : "Là où il y a YTRAD ou NILREM YOREL, à côté du ODCAM ?"
La Fille : "Oui, enfin derrière. Il y a la FIMAC, le NOLHTACED et c'est entre les deux, au niveau du rond-point"
Le Gars : "Ah bon ? Mais ils n'ont pas fait de pub."
La Fille : "Ben non mais ça marche à mort."
Le Gars : "Ah bon ? Mais comment t'as su que c'était ouvert, parcequ'ils n'ont pas fait de pub."
La Fille : "Ben, j'ai croisé une fille qui avait une boîte en carton de chez eux dans la main et je lui ai demandé où elle avait trouvé ça"
Le Gars : "Ah bon ? mais c'est bizarre quand même qu'ils n'aient pas fait de pub"
La Frille : "Oui mais ça marche à fond, il y avait plein de monde. Mais c'est cher quand même."
Le Gars : "Ah bon ?"
La Frite : "Ben oui, c'est vachement plus cher que ODCAM."
Le Gras : "Ah bon..."

Le film commence. Ouf !
Quand la mangeaille industrielle croise le chemin de l'architecture délicate des zones commerciales, y a pas à dire, la poésie est au rendez-vous!


Sur ces dialogues à la Audiard, je me plongerais bien dans une un pot de Potinella (c'est moi qui l'ai inventé, alors c'est protégé...).

Mais c'est quoi Potinella ?
Je vous dit tout.
En fait cette idée est née au début de l'automne. Je devais animer un cours de cuisine au Salon BIO Fougère de Tours cette année et j'ai décider de proposer des recettes avec des produits du moment (fournis par Biolinet), qui se préparent en quelques étapes (6 au maximum), et avec maximum 6 ingrédients. Et je voulais qu'elles soient originales.

Après des crampes de neurones et des nuits courtes, Potinella est une des idées qui m'est venu. C'était une recette qui étaient aussi destinée aux enfants, ces chères têtes blondes (ou pas) qui avaient repris les cours depuis peu et qui se jetaient goulument sur le pot de alletuN (même principe que tout à l'heure...) en rentrant de l'école.

Tout le monde connaît le alleuN ? Pâte de chocolat + noisettes + matières grasses (beurre et crème). Et bien j'ai tout simplement remplacer le chocolat par une purée de courge, le beurre et la crème par du lait concentré.


Pourquoi Potinella ?
C'était à la fois un détournement du nom de la fameuse pâte à tartiner au chocolat, mais aussi un clin d'oeil à Cendrillon (Cinderella en anglais)... et à toutes les courges, dont Cendrillon (han, qu'est-ce qu'elle a dit là!!).


Donc pour résumer : Cendrillon - les citrouilles qui se transforment en carosses - donc Potiron, + Cinderella + alletuN =


POTINELLA !

Saperlipopote alors !

Voici la recette : pour 2 pots (ou plus, ou moins)

- 2 courges "Table Nut" de 350g (ou 1 courge style Butternut de 700g) (en fait j'en sais rien le poids de la courge parceque je ne l'ai pas pesée la mienne...mais c'est à vue d'oeil)
- 150 mL de lait concentré sucré (1/2 boîte)(ça n'existe pas en bio...)
- 2 cuillères à soupe de crème de noisette (en magasin bio, moins sec que la poudre de noisettes)
















1 - Faites cuire la (ou les) courges au four, thermostat 6 pendant 45 minutes. Vous pouvez également faire cuire la chair dans un mélange eau + lait, mais votre recette sera moins savoureuse.

2 - Coupez la courge. Epépinez-la et prélevez la chair.

3 - Mixez la chair de la courge avec le lait concentré.

4 - Ajoutez la crème de noisettes. Mixez le tout.

Mais c'est trop fastoche ! Ben oui, quand j'vous l'dit qu'c'est pas compliqué d'cuisiner...

Recette testée et plus qu'approuvée par une brochette d'adolescents très puberts... et Cendrillon !

mardi 6 novembre 2007

Quelques bouchées en attendant le repas...

Maintenant qu'il est né (le blog), il faut bien que je le nourrisse!

Je ne résiste pas à me faire la main pour mes premières illustrations... c'est comme en cuisine : c'est en faisant que l'on apprend.

En attendant des nourritures plus consistantes, je vous mets l'eau à la bouche (j'espère...) en vous offrant quelques dégustations pour les pupilles.
Je vous offre un petit jeu (z'êtes joueur ??): remettre les intitulés des recettes sur les bonnes photos. Petit jeu très instructif et ô combien amusant : n'hésitez pas à inviter des amis pour les faire participer, je suis sûre que ça peut vous occuper toute une soirée (heu....). Comment passer de bonne vacances (si vous l'êtes vous parceque pas moi)
Donc je vous sers les intitulés en salade composée :

-Tagliatelles de Panais - Fondue de Melonette - Il est gonflé Jack - Potinella - Panais Cotta - Rouleaux de pas de printemps - A farce de seicher - Jack'pot - Gaspa'chaud -
Prêts ? les jeux sont ouverts !
Et puisque c'est comme ça je vais faire un curd...
Bon z'appétit !



lundi 5 novembre 2007

Ô, comme il est mignon le petit nouveau...

Je me lance ! ça, c'est fait... il ne reste plus qu'à...
En attendant quelques mots pour parler un peu de ce que je veux y faire sur ce fameux blog :
- faire mentir ceux qui disent que cuisiner "c'est compliqué" (je l'entends quasiment tous les jours...)
- faire frétiller les papilles des unes et des uns
- donner des liens vers des producteurs, boutiques, adresses diverses et variées, tous testés et approuvés
- parler du manger et du boire (avec un lien surprise)
- et puis de la bonne humeur !
Je vous promet que dès que je me suis un peu sortie de la mise en place du blog, je vous donne ça.
Alors à tout bientôt et bon appétit !
Si vous avez des problèmes pour laisser des commentaires, n'hésitez pas à utiliser directement le mail indiqué dans mon profil...