Saperlipopote déménage !

Désormais, les nouvelles recettes de Saperlipopote seront déposées ICI (cliquez et suivez-moi !)

vendredi 28 décembre 2007

Cailles aux tubercules sans contrepétrie

(... ou "Cailles aux légumes racines, façon bourguignonne")


Une tranche de pub...

Même dans les salles indépendantes désormais on ne peut plus échapper à la pub. Jusqu’à récemment il y en avait une ou deux maximum, mais là on en est à 7 au minimum. Aaaaaaahhhhhhh !!! Les bobines sont livrées ankylosées de miroirs aux alouettes qui nous prennent pour des dindes ou des cons, au choix. Sauf que justement le choix on ne l’a plus, c’est imposé.
Petit inventaire navrant en guise d’apéritif tout juste digeste si on ne l’avale pas au second degré avec une bonne dose de détachement.
On commence par l’histoire FOR-MI-DA-BLE d’une bouteille lookée, gaulée comme une donzelle d’après la légende et remplie de sucre selon la vraie vie. Le film publicitaire nous invite à aller voir le film de la marque sur le site Internet correspondant. Budget colossal pour la pub mais comme il leur en restait encore un peu beaucoup, ils vous en proposent une deuxième couche, plus tard. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais les spots publicitaires « alimentaires » - si tant est que l’on mange de ce pain là - sont désormais accompagnés d’une micro- bandelette démagogique avertissant des dangers de la mal bouffe, bandeau minimaliste à visée schizophrénique si l’on compare les messages antithétiques -si, si, ça existe- qui se juxtaposent entre l’image et le texte et entretiennent bien le mythe d’opposition entre « plaisir » et « santé ». Bref. Tout ce qui est petit est mignon, certes, mais là il ne faudrait pas nous prendre pour des dindons – il fallait une rime et con était déjà utilisé plus haut dans le texte. Des personnes présentes dans la salle ont rit à l’apparition du dit bandeau : ouf, tout n’est pas perdu !
Ensuite, Jean-Paul nous présente son dernier sent-bon et nous offre une brochette de garçons qui se passent une bouteille de parfum avec l’air de se dire « Ouaouh, c’est trop top-méga-cool-hype d’être là tous ensemble ». Hé les filles, des mecs ! En effet, dans le lot ils sont tous galbés comme des camionneurs avec des gueules d’amour qui seraient passés chez Jean-Paul pour s’habiller avant d’atterrir beaux comme des camions sur nos écrans. Ils sont tous à croquer mais rentrez vos langues les filles car à priori ils se croquent entre eux. Merci pour le réflexe de Pavlov !
A suivi la petite voiture d’un constructeur français dans l’âme mais pas dans les sites de production.
Ah oui, il y a eu également un spot pour une mangeoire rapide -fast-food dans une autre langue- qui a pour mascotte un clown dégénéré qui a décompensé après s’être fait recalé pour jouer dans le film « Ça » adapté du roman de Stephen King. Dans le spot on nous explique que la vie est tellllllement formidable et tellllllllllement plus facile quand on est dans le monde de la marque. Il y a un garçon (appelons-le Teuton) dans sa voiture qui doit aller rejoindre sa chérie (appelons-la Teutonne). Mais, ô malheur!Teuton est bloqué dans les embouteillages. Comme Teuton fait partie du monde de la marque, il est transporté dans les airs et arrive sur le banc à côté de sa Teutonne. Heureux, ils vont clopin-clopant vers leur destin car Teuton a prévu une incroyable surprise à sa Teutonne : il l’emmène déjeuner à la mangeoire de la marque au clown dégénéré (vous suivez toujours ?) ! Teutonne est trop contente que son Teuton lui fasse plaisir et elle entre dans la salle -je ne peux pas dire restaurant pour ça-, rayonnante de bêtise. Du bonheur !
Et Georges est arrivé, sans se presser, décontracté du potiron avec un sourire au coin des lèvres, jetant des regards langoureux autour de lui. Et quand Georges est là, il va se faire couler un café avec une petite dosette qu’il insère délicatement avec ses jolis petits doigts dans la machine, parce que c’est bien connu, quand Georges n’a rien à faire, il va dans une boutique pour boire un café... Arrive alors une jeune fille pré pubère qu’on essaie de nous faire passer pour une femme parce qu’elle a un sac à main. Elle veut un café, il croit qu’elle veut un autographe. Ça c’est du pitch, il y a presque un ressort théâtral, non ? Ça vire licencieusement au détournement de mineure, mais c’est Georges, alors la classe ! Sincèrement, j’aurais eu le rôle de la fille, Georges n’aurait pas été déçu : je suis majeure, je me fous du café si Georges est à côté et je veux bien un autographe, pour commencer…
Je crois qu’il y a eu ensuite de la téléphonie mobile, des vêtements à pas cher, des chaussures de sport mais je suis restée bloquée sur Georges et j’ai la mémoire qui flanche, j’me souviens plus très bien…
Et puis le film a commencé, enfin : « La Graine et le Mulet », un vrai vrai bonheur.
Petit détail : vous avez remarqué que désormais avant le film il y a trois tonnes de pubs mais plus de bande annonce…


Pour les babines...

Cailles aux tubercules sans contrepétrie...
(... ou "Caille aux légumes racines, façon bourguignonne")




Ils sont tombés dans la casserole quand ils étaient petits :
4 cailles
1 céleri rave
4 panais
4 carottes
2 oignons rouges
2 verres de vin rouge
3 tranches de poitrine fumée en lardons

1 - Faites revenir les cailles avec un peu de beurre puis réservez-les. 2 - Faites revenir les lardons et les oignons. 3 - Ajoutez les légumes racines coupés en petits cubes. Laissez réduire légèrementet mouillez avec le vin rouge. 4 - Au bout de 15 minutes remettre les cailles avec les légumes . 5 - Laissez mijoter pendant 20 minutes à feu moyen. 6 - Bon appétit !


Blague belge...

Le mystère de la Kriek enfin levé !



mardi 11 décembre 2007

Le coeur de Miss pamplemousse

(... ou "Curd de pamplemousse aux écorces confites")


Les leçons de mathématiques avec le petit Nicolas

Le Professeur : « Alors Nicolas, après le français, on va passer au calcul mental, concentres-toi. Tu es prêt ?
Le petit Nicolas : Oui.
Le Professeur : Un voyage dans la grande démocratie chinoise moins Rama Yade, la secrétaire d’État aux droits de l’Homme égale ?
Le petit Nicolas : Euh… 20 milliards ?
Le Professeur : Très bien ! Plus 1 voyage en démocratie russe chez l’ami Poutine ?
Le petit Nicolas : Alors 20 + 10, ça fait 30 milliards ?
Le Professeur : Excellent ! Attention on complique maintenant. On ajoute à tout ça une invitation du plus grand démocrate libyen, le colonel Khadafi, en France et on retire toute dignité à la secrétaire d’État aux droits de l’Homme en lui faisant fermer son clapet. Le résultat Nicolas ?
Le petit Nicolas: (concentré) 20 + 10 + 10…. 40 milliards je crois ?
Le Professeur : Exactement ! Je suis fier de toi. »

Pour vous remonter le moral !


Le coeur de Miss Pamplemousse
... ou Curd de pamplemousse aux écorces confites


Ils étaient présents :

Le jus d'un beau pamplemousse
Son zeste
3 oeufs entiers + 1 jaune
100 g de sucre de canne
(+ 30 g pour les écorces confites)
100 g de beurre

1 - Mettre le jus de pamplemousse dans un saladier que vous mettez dans un bain-marie. 2 - Quand le jus est tiède, ajoutez le sucre et le laissez se dissoudre lentement mais surement. 3 - Ajouter le beurre coupé en petits morceaux et le laisser fondre. 4 - En dehors du feu, ajouter les oeufs (entiers et jaune) battus avec véhémence. 5 - Mélanger sans vous arrêter, sauf pour remettre au bain-marie pour faire épaissir le curd pendant environ 15 à 20 minutes. 6 - Parallèlement, mettre les écorces à confire dans du sucre de canne avec un peu d'eau sur feu doux et les ajouter à la fin de la cuisson du curd.

A mettre dans des pots de confitures et à déguster en toute circonstance.



Ça demande réflexion...



samedi 8 décembre 2007

La vendange est un plat qui se mange chaud

(... ou Pigeons façon cailles aux raisins)

Histoire de...


En Touraine, il y a des vignes. Et qui dit vignes, dit vendanges.
Je n’ai jamais participé totalement aux vendanges - hannnnnnnn ! -, si ce n’est par-ci par-là quelques jours. Mais je me souviens qu’après les vendanges arrivait la bernache accompagnée de marrons grillés au feu de bois, la charcuterie de dame Rillette et sieurs Pâté et Rillon. Et puis, et puis…
Et puis il y avait les cailles, les petites cailles aux raisins.
Pas mal de gens n’aiment pas ça car il faut y mettre les doigts, payer de sa personne pour aller décrocher le solilès de la carcasse. Et ceux qui adorent les cailles les aiment justement pour ça. Ce bonheur se mérite, il faut se mouiller pour l’avoir. C’était la mode du sucré-salé avant l’heure de la mode, la campagne tourangelle était en avance sur son temps sans même le savoir.

Pour la recette que je vous présente, je me suis inspirée de cette « tradition » et l’ai détourné, retourné, transformé, déstructuré, remanié, récupéré, dénaturé, préparé, mangé et digéré - ah, ces jeunes, ils ne respectent plus rien. M’en parlez pas ma p’tite dame.
Donc les cailles deviennent des pigeons - c’est mieux que les dindons de la farce ! - , les raisins frais ont séché le vin blanc sec s’est adoucit et à montré une certaine effervescence. It’s magic* ! - *c’est magique pour ceux qui ont des lacunes anglo-saxonnes ; mais là il va falloir vous y mettre les gars et les filles parce que, à ce stade, ce n’est plus une lacune mais le Grand Canyon.

Revenons à nos pigeons


La vendange est un plat qui se mange chaud
… ou Pigeon façon caille aux raisins



Les préparatifs pour 4 vendangeurs :
4 pigeons
(8 si les vendangeurs sont très affamés)
8 échalotes
250 g de raisins blonds
(les miens venaient d’Iran)
1 cuillère à soupe de farine
1 cuillère à soupe de graines de carvi kerouala
3 verres de Montlouis méthode traditionnelle
Du pain
(pour saucer !!)


1 - Faire revenir les cailles avec un peu de beurre. Réservez-les. 2 - Faire fondre les échalotes avec les graines de carvi. 3 - Faire un roux en ajoutant la farine. 4 - Remettre les cailles avec les échalotes. 5 - Ajouter les raisins secs et mouiller avec le vin. 6 - Laisser cuire à couvert et feu moyen pendant environ 20 minutes.

Les raisins secs blonds d'Iran sont moi sucrés que les raisins de Corinthe et ont une petite pointe d'acidité. Le carvi est moins puissant en goût que le cumin et a des notes citronnées. Le mélange des deux avec le vin donne naissance à des arômes proches du pamplemousse, c'est assez étonnant.
Accompagnez ce petit plat délicat avec une poêlée de pleurotes et avec Les Bulles des Granges Tiphaine chez Damien DELECHENEAU, jeune viticulteur qui fait du très bon à Amboise - si vous n'avez pas fini la bouteille avant le repas....


Pigeon vole !

Amis des bêtes, âmes sensibles et et non dotés de l'option "humour de 3e degré", ne cliquez pas sur ce lien ! Je vous aurais prévenu...

lundi 3 décembre 2007

J'ai pas un radis...

(...ou "Velouté de radis noir à la réglisse")

Novembre, décembre, janvier : vive le paiement des côtisations et des charges sociales !

Alors avec les quelques radis qu'il me reste, je vous ai fait un velouté dont vous me direz des nouvelles. Il paraît que le radis ne se cuit pas : que nenni !

C'est bon, pas cher et en plus je pense à votre santé : le radis noir est dépuratif, la réglisse permet de lutter contre les virus qui traînent, de faire baisser le cholestérol et est anti-inflammatoire. Elle est pas belle la vie!C'est mieux qu'un suppositoire, non ? à ceux qui préfèrent les suppos, passez votre route... Que vous soyez cicrale ou froumi, léchez-vous les babines d'avance !


Une idée dans la tête...


J'ai entendu dire que les radis ne se cuisent pas. Ayant pour adage "rien n'est impossible", je n'en ai fait qu'à ma tête et ai décidé de passer outre cette idée péremptoire.

Ni une, ni deux, mon bocal rempli de neurones se met à fumer à la recherche d'une idée qu'elle est bonne.

Le radis est rattaché pour moi à l'enfance : pique-nique et partie de pêche avec rillettes, bon gros pain et rondelles de radis noir coupées avec le couteau du fond de la poche - à cette époque là, je ne buvais pas encore, et la topine était vidée par les grands... Et puis il y avait les bâtons de réglisse, ceux que l'on mâchouillait pendant des heures avant que le chewing-gum n'existe - bon d'accord, il existait déjà, mais ça fesait bien, non ? .

Alors l'idée de mettre tous ces souvenirs dans une soupe m'a bien plu. Quant au mélange des saveurs cela me paraissait tentant : essai transformé.

Le p'tit truc en plus : j'ai utilisé de la mascarpone plutôt que de la crème fraîche car son goût est plus neutre et laisse la place au radis et à la réglisse qui ont des arômes subtils.



Velouté de radis noir à la réglisse ou comment se délecter des fins de mois difficiles...




Pour une bonne dose de souvenirs :

4 radis noirs
1 litre d'eau
1/2 bâton de réglisse
1 noix de beurre
2 cuillères à soupe de mascarpone
(je ne vous en voudrez pas si vous mettez de la crème fraîche à la place)


1 - Epluchez 2 radis et lavez bien les 2 autres afin de leur laisser la peau. Découpez-les en petits cubes. 2 - Faites les revenir légèrement avec le beurre : ne les faites pas dorer - question d'harmonie des couleurs (:-o). 3 - Mouillez avec l'eau et rajoutez le bâton de réglisse fendu en 2. Laissez cuire à feu doux jusqu'à ce que les radis soient tendres. 4 - Mixez le tout en enlevant au préalable le bâton de réglisse. Vous pouvez récupérer la pulpe du bâton de réglisse et l'ajouter dans le bol du mixer. Seul inconvénient : il y aura des fibres, mais la présence de la réglisse sera plus intense. 5 - Ajoutez la mascarpone et remixer afin d'homogénéiser. C'est prêt !


Ce petit velouté est encore meilleur le lendemain, si vous avez le courage d'attendre....


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