Saperlipopote déménage !

Désormais, les nouvelles recettes de Saperlipopote seront déposées ICI (cliquez et suivez-moi !)

lundi 28 décembre 2009

EuroGusto, première...

... "Crème de lentilles vertes à l'anis vert et copeaux de fourme fermière",
"Velouté de panais à la sarriette, chips de bacon et poitrine",
"Sushis slow", "Sushis du Rucher",
"Julienne de navet de Pardailhen au haddock fumé"


N'ayant pas été vacciné, mon ordi avait attrapé la grippe. Heureusement, la technologie moderne aidée de petites mains et cellules grises habiles me l'ont rendu en pleine forme pour pouvoir vous livrer en avent-première -...- une gusto-guide du premier salon EuroGusto.


EuroGusto, première édition

Rien n'est jamais totalement parfait la première fois. EuroGusto ne déroge pas à la règle. Mais ce que je retiendrais de cette première édition, ce sont les rencontres avec des hommes et des femmes passionnés par ce qu'ils font et ce qu'ils défendent. Alors je vais vous présenter mes chouchous et les recettes que j'ai fait grâce à eux...
Bonne visite !

Atelier "Pas de Sushis"

J'animais un Atelier de cuisine pour les enfants le samedi 28/11 sur le salon. L'idée était de travailler autour des sushis mais en essayant de changer les ingredients de façon à utiliser des aliments que j'ai glâné au fil du salon auprès des producteurs. Et bien sûr les décliner en salé mais également en sucré.

Le seul ingrédient de base que j'ai gardé est le riz à sushis -essai fait la veille avec du petit épeautre mais ne fut pas concluant. Tout le reste, on change !

Pour les sushis salés les ingrédients utilisés étaient les suivants :

Les Makis :
(roulés)
vinaigre de Banyuls
Navet de Pardhaillan
Jambon de Bayonne

Les Nigiris :
(allongés avec poisson)
vinaigre de Banyuls
mulet fumé de Loire
Mielonoisette
 Pain d'épices des Ruchers de Normandie



Pour les Makis : Les navets sont découpés en fin bâtonnets, le riz à sushis vinaigré avec du vinaigre de Banyuls. La feuille de nori (algue) est remplacée par une fine tranche de jambon de Bayonne sur laquelle on étale le riz vinaigré. On dispose ensuite des bâtonnets de navet dans la largeur puis on roule le tout, bien serré. On coupe des tranches de 1,5 cm d'épaisseur. Et voilà ! Un vrai jeu d'enfant qui ont assurés comme des chefs, la preuve par les photos !

Pour les Nigiris salés : former une petite boule allongée -une boule n'est pas allongée, certes, mais les miennes si !- dans le creux de votre main. Découper de fines lamelles de poisson fumé et les poser dessus en pressant légèrement de façon à ce que le poisson épouse bien la forme de la boulette de riz.




Pour les Nigiris sucrés : bien entendu on ne vinaigre pas le riz mais on le mélange avec 2 cuillères à soupe de mielonoisette, préparation de miel aux noisettes -nan ?! si, si !! On coupe une fine tranche de pain d'épices puis on procède de la même manière que pour les nigiris salés.

En quelques mouvement, un repas complet est prêt, les enfants se sont amusés comme des petits fous et n'en ont pas laissé une miette !!

Parlons maintenant des producteurs et de leurs produits, car ils restent la base de tout.


Vinaigrerie Artisanale "La Guinelle" et leur vinaigre de Banyuls
C'était drôle de faire la connaissance de Nathalie HERRE car je connaissais déjà ses vinaigres grâce à mon caviste fou préféré, Laurent Cerqueu du Feu à la Cave à Montbazon. Ils sont plein de soleil, développant des arômes de fruits rouges bien mûrs (framboise, cassis, mûre) mais ils ont également des arômes de torréfaction (cacao notamment) très agréables et qui leur donnent une longueur en bouche. Serait-ce dû au système d'élevage en solera ? D'une manière ou d'une autre, ils sont d'une incroyable finesse et lorsque Nathalie vous en parle avec l'accent qui chante, vous avez envie de partir avec elle à La Guinelle !
De plus, ça me ramène dans une région où je passais tous les étés avec ma famille étant petite : souvenirs, souvenirs...

La Guinelle
Vinaigrerie Artisanale
Cosprons
66 660 PORT VENDRES
Tél : 04 68 98 01 76


Le Navet du Pardailhan, sentinelle Slow Food
Ce fut une véritable découverte pour moi : un navet doux, qui ressemble à un gros radis noir mais qui se révèle très doux au goût, qu'il soit cru ou cuit.



Outre dans les sushis, je l'ai fait cuit, à la poêle découpé en petit bâtonnets, revenus dans un peu d'huile de tournesol d'Emmanuel Leroux -La Ferme des 3 Buissons, 41360 LUNAY- et additionné de morceaux de haddock fumé. Simple et délicieux, très fin, très contrasté (douceur du navet / salé du haddock). A refaire.
Une des enfants qui participait à l'Atelier ne voulait pas y goûter au départ -"non, j'aime pas" me disait-elle la moue boudeuse- est repartie en me demandant un morceau de navet restant et a convaincu son père d'aller en acheter tellement elle était devenue fan !!

Association des Producteurs de Navet du Pardailhan


Le jambon de Bayonne de la Ferme Eyhartzea
Des tranches fines, charnues, un goût de fumé, tendre et ferme à la fois. Un bonheur ! Tombée amoureuse du Pays Basque (ici et ici), je me suis laissée emmenée par leurs produits. Jambon, piment et autres spécialités, comme le porc à pie noir du Pays Basque, une race rustique. Que du bon !

Jean Michel et Christiane BERHO
Eliza Plaza
64120 DOMEZAIN
Pays Basque
05 59 65 83 61


Mulet fumé de Loire de Jérôme MONFRAY, pêcheur professionnel
La Loire regorge de poissons -bon, je m'enflamme un peu, certe...- et on peut les trouver fumés. C'est le cas de la carpe, de l'anguille, du mulet et d'autres encore.
C'est un véritable bonheur : en toasts, en rillettes, dans une salade de petites pommes de terre  nouvelles tièdes...
Le mulet utilisé dans les sushis a une chair ferme et assez serrée, très douce, très aromatique, très fine.

http://jeromemonfray-pecheur-en-loire.over-blog.com/


Miel et Mielonoisette de Mélanie MAUGEAIS, "Les Ruchers de Normandie"
Mélanie vous acceuille avec un sourire jusqu'aux oreilles et ne vous donne qu'une envie : goûter à tout !!! Et quand vous y goûtez, c'est fini, vous devenez accro ! Tout est bon : miels, confitures, nougat, pain d'épices... Et ses spécialités comme le Mielonoisette, miel additionné de poudre de noisettes, très sympa en remplacement par exemple d'une pâte à tartiner.



Ailleurs et autrement...

Il y avait aussi sur le salon :

La Table des Lutins

Un doux rêveur bien motivé qui remet au goût du jour la tradition de ceuilleur. Il glâne -tient, c'est mon mot du jour celui-ci, sympa...- les fruits et les herbes dans la nature et les transforme ensuite en confiture, en jus...
Le jus de myrtille est une pure merveille, un truc de malade, on a l'impression de ceuillir les fruits sur l'arbre. Les herbes sauvages vous font courir dans la garrigue et aller ramasser les champignons que Manuel fait sécher pour les vendre.

La Table des Lutins

Manuel Larraux
Route de Flassan - 84410 Bedoin - FRANCE

Tél : 06 80 66 96 77
E-mail : manuel@latabledeslutins.com


Et sa sarriette a convolé en justes noces avec du panais dans un velouté, accompagné de ses chips de bacon et poitrine lors d'un Atelier de cuisine autour du thème des "Soupes festives" qui a eu lieu mercredi 9 décembre à la Maison de l'Environnement de Joué les Tours. Quelques photos des noces...


Pour le tour de magie :
200g de panais

1 tranche fine de bacon par personne
1 tranche fine de poitrine fumée par personne
2 cuillères à soupe de crème fraîche
1 branche de sarriette par personne
1 cuillères à soupe de poivre long moulu
½ L d’eau
½ L de lait
1 - Épluchez les panais et coupez-les en cubes.
2 - Faites revenir les panais avec une noisette de beurre à feu moyen jusqu’à ce qu’ils soient légèrement dorés.
3 - Mouillez avec le mélange eau + lait et laissez cuire.
4 - Ajoutez la moitié du bouquet de sarriette et le poivre long.
5 - Faites griller bacon et poitrine au four.
6 - Lorsque le panais est cuit, mixez puis ajoutez la crème (ajoutez 1 cuillère à soupe de Maïzena si la consistance est trop liquide). Mixez de nouveau.
7 - Remettez à chauffer à feu doux pour faire épaissir le potage.
8 - Au moment de servir, ajoutez le reste de la sarriette et la chips de bacon pour décorer, le tout avec tact, délicatesse et sens artistique !

Variation : on peut remplacer la crème par de la mascarpone.


La Ferme des Hautes Chaumes
 
Notre fourme qui êtes aux cieux.... Ah la la, ça y est, ça me reprend ! Je vous préviens tout de suite que toute rationnalité m'abandonne dans les lignes suivantes et lorsque je vous parlerai désormais de la fourme fermière de la Ferme des Hautes Chaumes, "la seule vraie fausse fourme" comme ils disent sur le site.
 
Voici donc une fourme qui aurait pu être d'Ambert car du pays, mais qui en avait décidé autrement car différente.
Avec son caractère bien affirmé, ses arômes tout en finesse et sa robe délicatement colorée et ferme, son destin en fut tout chamboulé. C'est une roturière, de celles qui n'ont pas d'étiquette officielle, qui n'appartiennent pas à une noble famille avec un nom bien connu mais qui sont de véritables diamants bruts.
Haut perchée sur ses montagnes du Forez, élevée dans une nature magnifique et chouchoutée par trois hommes qui n'ont d'yeux que pour elle, elle vous charme dès la première bouchée et vous vous laissez avoir.
Il y a comme des souvenirs d'enfance en montagne qui remontent à la surface de ma mémoire, des arômes de lait et de beurre, de vache et de prairie. J'entend les cloches sonner, pas celles d'une quelconque église mais celles qui balancent aux cous de ces belles d'Abondance. Je me laisse balader à chaque fois.
Pas crédible diront certains. Incroyable, je leur répond.
 
Et vous pouvez même en commander une sur le site pour vérifier que je ne divague pas complètement !
 
GAEC des Hautes Chaumes

La Croix de la Faye
63 600 VALCIVIERES


Allelujah :
60g de lentilles vertes (crues)

Eau
1 cuillère à café de crème liquide
1 cuillère à café d'anis vert
Copeaux de fourme fermière

1 - Faites cuire les lentilles vertes dans de l’eau froide. Vous pouvez les faire tremper la veille -si vous anticipez !
2 - Pendant la cuisson des lentilles, faites autre chose !
3 - A 5 minutes de la fin de la cuisson des lentilles, ajoutez l'anis vert.
4 - Mixez en ajoutant la crème fraîche vers la fin. Il faut conserver un peu d'eau de cuisson des lentilles de façon à ce que vous ayez un potage et non pas une purée.
5 - Mettre le potage dans un bol -ou une verrine si vous êstes tendance, in ou hype- et disposez les copeaux de fourme fermière dessus.

Variation : remplacer la fourme par un autre fromage mais ça serait dommage parce qu’il faudrait changer le titre de la recette et vous n'entendrez pas les cloches… Enfin moi j'dis ça, j'dis rien...

 
Suite au prochain épisode...


mercredi 2 décembre 2009

Panais de la dernière pluie...

... ou "Crème de panais au romarin et lard fumé"


Et non je ne suis pas née de la dernière pluie mais d’un peu plus, de 33 hivers plus précisément, et donc ça se fête. Fête faite allègrement ce week-end.
Quand je fais une fête, j’aime bien entre autre préparer une soupe, histoire de restaurer tout le monde chaudement. Alors forcément, pour que la fête soit plus folle ce sont quelques litres de soupe qui sont préparés. Si vous n’êtes pas plus de 30 à manger ou que vous ne faites jamais la fête -impossible, non ?-, revoyez les quantités ci-dessous.

Crème de panais au romarin et lard fumé



Pour 33 fêtards :


1 Kg de panais
200 g de lard fumé (+ couenne)
3 cuillères à soupe de mascarpone
2 cuillères à soupe bombées de Maïzena
1 bouquet de romarin frais
2 cuillères à soupe de graines de paradis (Maniguette)
9 L d’eau
1 L de lait

1 - Épluchez les panais et coupez-les en cubes.
2 - Faites revenir les panais avec la couenne du lard fumé à feu moyen jusqu’à ce qu’ils soient légèrement dorés.
3 - Mouillez avec le mélange eau + lait et laissez cuire.
4 - Ajoutez la moitié du bouquet de romarin et des graines de paradis pilées.
5 - Faites dorer le lard coupé en gros lardons dans une poêle.
6 - Lorsque le panais est cuit, mixez puis ajoutez la mascarpone et la Maïzena. Mixez de nouveau.
7 - Ajoutez le reste du romarin et des graines de paradis, ainsi que les lardons cuits.
8 - Remettez à chauffer à feu doux pour faire épaissir le potage.


J'ai utilisé de la mascarpone simplement pour l'onctuosité et pour éviter de rajouter un goût beurré que la crème aurait donné. L’assaisonnement doit se faire à votre goût. Les quantités indiquées sont purement indicatives et évolutives ! Vous pouvez remplacer la Maniguette par du poivre noir mais en quantité moindre.

Les Graines de Paradis (ou Maniguette) sont les graines d’une plante originaire d’Afrique de l’ouest, de la même famille que le gingembre. Elles ont une saveur poivrée mais beaucoup plus aromatique, florale, un petit goût de Paradis… Il paraîtrait même qu’elles ont des propriétés aphrodisiaques… - pour faire votre stock avant le 14 février, cliquez ici tout de suite ! ;-).
Le Romarin est un stimulant hépatique et biliaires et un stimulant intellectuel, idéal pour traverser une fête sans encombre et briller en société !
Quand au cochon, on sait bien que tout est bon… - que ceux qui sont tentés de relier le cochon au 14 février et aux Graines de Paradis prennent leurs responsabilités….


La Couverture Vivante

Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler de ce projet : une couverture-patchwork géante faites de carrés de tissus confectionnés par des femmes et assemblés les uns aux autres. Cette couverture sera présentée lors de la prochaine Conférence de la Paix en 2010. Pour plus de détail du projet, cliquez ici. Et pour celles qui souhaitent y participer en Touraine, infos en format texte ici.


mercredi 4 novembre 2009

Gais Tropiques...

...ou "Mojito à l'hibiscus" et "Piña Colada express"

Homme-âge...

Il y a des Hommes.
Il y avait un homme qui les regardait.
Ici, ici, ici, ici, ici, ici
Et lire relire, encore, encore...
Tristes tropiques...


Gais Tropiques

J'ai passé 6 ans de ma vie sous les Tropiques. En Martinique. Comme un voyage initiatique. S'éloigner pour mieux revenir mais sans le savoir au départ.
Des amis aussi sont revenus et se dispersent en France, en Europe et ailleurs.
Alors quand on se retrouve, il y a forcément des souvenirs qui émergent. Et forcément du rhum qui émerge aussi...
En Métropole, on trouve rarement notre préféré : LE Neisson, seule distillerie encore indépendante de Martinique, avec sa bouteille si particulière, la Zépol Carré, reconnaissable entre mille. Et son contenu l'est également. Il y a le rhum et il y a le Neisson.

Pour les rhums blancs, voici mon palmarès : Neisson, Clément Grappe Blanche, Clément Canne Bleue, Clément agricole, JM, Trois rivière, Saint James, Dillon, Bally.
Pour les rhums vieux : JM -Crassous de Médeuil, le fameux et ce n'est pas une blague !- , Saint Etienne, Clément, Neisson, Tartane, Bally, Saint James.
Les exceptionnels : JM 10 ans d'âge -de 1991...- , Neisson 70° blanc - incroyablement aromatique contrairement à son degré d'alcool ! - , Neisson XO, Saint Etienne XO.

Vous voyez, c'est comme n'importe quel produit alimentaire : c'est à la source que l'on a le plus de choix ! Et oui et encore je ne les cite pas tous !!
Bien sûr on boit sans avec modération et surtout délectation !


Mojito à l'hibiscus

Rien de bien compliqué mais c'est tout un rituel et le résultat vaut le coup d'oeil...
Pour ajouter l'hibiscus, la petite astuce c'est de préparer des glaçons à l'hibiscus. Comment ? Acheter de l'hibiscus séché (pharmacie, herboristerie, magasin d'épices -vraies épiceries- ...) que vous faites infuser puis refroidir puis on met la tisane d'hibiscus dans des sacs à glaçons. Magiques ! A utiliser pour leur couleur et saveur.




Recette à la lettre :

Menthe fraîche
(bon d'accord, ce n'est pas la saison. Mais vous voulez bien vous détendre et boire un verre avec nous ?)
Rhum blanc
Sucre de canne en poudre
(c'est très important ! si, si...)
Eau pétillante
(la locale martiniquaise s'appelle de la Didier)
Un trait d'Angostura
(pas d'Angostura, pas de Mojito...)
Citron vert
Glaçons à l'hibiscus


1- Ou ka mét' féy menthe la é an ti poil di suc can' la, é an ka pilé tout' zot fôs- Met les feuilles de menthe et un peu de sucre de canne, et pile de toutes tes forces
2 - An nou ajouté an ti môso dé lime, é pilé encô tout' zot force - On ajoute les morceaux de citron vert et re-pilez de toutes vos forces é ou ka mèt'  glas bocou glas a libiscus pilé, an ti poinié - et tu mets beaucoup de glaçons pilés, beaucou de glaçons pilé, enfin une petite poignée
3 - Ou ka ajouté lé wonm é... Nan ! missié manman, ou ka pa pilé wonm la ! -Ajoute le rhum et... Non ! ça va pas la tête, tu vas pas piler le rhum là !"
4 - Si ou lé, ou ka pé mèt' an ti brin dé Angostura. Si ou pa av' sa, ou pa av' sa - Si tu veux, tu peux ajouter une goutte d'Angostura. Si tu n'en as pas, tu n'en as pas !
5 - Ou ka bwé - Tu bois


Piña Colada express

Oui express, parcequ'on a plein de choses à se raconter ! Recette étudiée pour les personnes peu équipées en électroménager car pour la VRAIE Piña  il faut un blender.




Recette express :

1/3 de rhum blanc
1/3 de jus d'ananas
1 boule de glace coco
Cannelle
Sucre de canne
(personnellement je n'en met pas)

Dans un grand verre -attention piège : plus le verre est grand, plus il y a de rhum...- , mélanger le rhum et le jus d'ananas puis ajouter la boule de glace coco.
Un trait de cannelle pour parfumer.
Mélanger fort, fort, fort.
Un trait de cannelle pour décorer.
Et hop !
Tchin-tchin !


Dans certaines recettes vous trouvez de la crème fraîche : sacrilège !
En accompagnement il y avait un pesto de menthe -oui, on a été raisonnables sur les mojitos, il restait de la menthe...- : voir la recette du perso et remplacer le persil par de la menthe fraîche -du Maroc, d'accord... et des tartines de Saint marcelin au carvi. Et oui, on ne se refuse rien !

Et on se raconte quoi maintenant que l'on a du temps ?

vendredi 30 octobre 2009

Le coin de Ateliers...



Il y a désormais un blog spécifique pour les infos concernant les Ateliers de Saperlipopote et ce qui s'y passe. Prenez la première à gauche, la deuxième à droite et hop, vous êtes arrivés !

Vous pourrez y trouver les dates, horaires mais également thèmes, etc, etc.
Et si vous ne trouvez pas votre bonheur, n'hésitez pas à y poser toutes les questions que vous avez, cela peut servir à tous.

Bienvenus à vous !

lundi 12 octobre 2009

Coing-Coing !

..."Coings poêlés au miel" et "Confitures magiques de coings"


Spéciale dédicace à un ami de 40 ans...


Il y a des choses simples dans la vie :
se poser au soleil
écouter les bruits de la ville, de la campagne
ouvrir un bon bouquin et le savourer
regarder les feuilles qui changent de teintes
boire un verre avec un ami, une amie, des amis
préparer un repas et s'en délecter
rire aux éclats
s'amuser de la courge qui pousse là où on ne s'y attendait pas
lire de beaux mots
faire des confitures
admirer le ciel au coucher du soleil
assister à l'extinction des lampadaires à 22h précises
avoir de nouvelles idées en tête
...

Si nous y veillons bien, chacun de nous a ses petits bonheurs, chaque jour, qui se renouvellent. Pour les trouver, il suffit de poser son regard dessus, de regarder de leur côté, de les attraper quand ils sont là et de les faire grandir. Alors regardez bien, là, juste autour de vous, ne seriez vous pas en train de passer à côté de l'un d'eux ?



Coing Coing
Je ne vous refais pas l'article du "bonheur est dans le jardin", même si c'est tentant.
Non, je vous parlerai aujourd'hui du bonheur d'avoir des voisins qui ont aussi des jardins !
Les jardins des voisins sont très généreux avec moi puisque à gauche un sureau vient pencher ses branches au coin de la véranda et à droite un cognassier -private joke pour amateurs : c'est quoi un cognassier ? Réponse : un arbre à cognasses...- dont les branches ploient sous le poids des coings chargés de soleil s'invite chez moi.


Et c'est de ce second visiteur dont il sera question aujourd'hui.


Les coings sont pour moi les fruits qui symbolisent le mieux le passage de l'été à l'automne. Ils ont en eux tout ce qui caractérise ces deux saisons : pour pouvoir le manger, il faut le cuire et cela nous met en bouche pour goûter les plats mijotés d'automne et d'hiver mais il est également jaune comme un gros soleil d'été indien et parfumé comme les jardins en été et comme aucun autre.


Et que ceux qui disent qu'à part des confitures on ne peut rien en faire ouvrent leurs yeux, leurs oreilles -et mon blog...



Coings poêlés au beure et au miel






Par coing-coing :
2 coings
1 noisette de beurre salé
1 cuillère à soupe de miel

1 - Eplucher et couper les coings en gros quartiers.
2 - Faire fondre le beurre dans une poêle puis ajouter les coings, le tout à feu moyen
3 - Quand les coings commencent à dorer, ajouter le miel.
4 - Laisser caraméliser quelques minutes
5 - Servir chaud ou tiède ou froid -pas contrariante que je suis- , seuls ou avec une boule de glace au pain d'épices ou sur des tranches de pain d'épices grillées -moi j'dis ça, j'dis rien...

Confitures de Coings

Je n'aime pas trop la gelée de coings, alors je n'en fais pas ! Par contre j'adore la marmelade de coings et donc, j'en ai fait ce week-end. Il reste malgré cela une quantité incroyable de coings sur l'arbre, ce qui laisse encore plein de possibilités à venir...


Confiture coing-pamplemousse et sa variante, coing-pamplemousse-graines du paradis




Il y a longtemps, vivait une jeune fille... Non, bon d'accord. Il y a dèjà quelques années, j'avais fait de la marmelade de coing avec du pamplemousse et j'avais trouvé ça pas mal mais alors pas mal du tout. Donc, tout naturellement, l'envie de retenter l'expérience s'est faite sentir quand, par les beaux mois d'été, les braches de ce cognassier se sont chargées de ces fruits gorgés de soleil... On se calme...

Donc refaire, oui mais changer aussi, d'où l'essai d'une variante, essai très concluant je dois le dire.

Traditionnellement les confitures contiennent 500g de sucre pour 500g de fruits, mais elles sont bien trop sucrées à mon goût. Aussi je réduit à 350g de sucre pour 650g de fruits -à dire vraiment vrai je ne sais jamais précisémment parceque je réajuste au fur et à mesure avec fruits ou sucre.

Pour 9 pots de confiture :
1,8 kg de coings
(chair)
3 pomelos
1kg de sucre de canne
(1 cuillère à café de maniguette (=graines du paradis) moulues)

1- Eplucher et couper les coings -pour cette étape équipez-vous d'une ou deux copines.
2 - Râper les coings -grosse râpe pour petites mains.
3 - Prélever les suprêmes de pamplemousse, c'est à dire la chair rose et juteuse -on ne garde que le meilleur pour la faim.
4 - Dans une cocotte-casserole-bassine à confiture, mettre les coings râpés et le sucre à cuire à feu moyen-vif -oui, je sais, c'est un concept du genre dur-tendre ou encore sec-humide, mais bon...- et couvrir de façon à bien laisser les fruits compoter.
5 - Au bout d'une heure de cuisson, ajouter les suprêmes de pamplemousse -ça fait très princesse les suprêmes, n'est-ce pas charmant ?- et couvrir de nouveau en baissant le feu.
6 - Une demie-heure plus tard, découvrir et laisser réduire à feu doux, tout doucement, encore et encore, jusqu'à ce que la magie opère... Vous verrez le coing change de couleur à la cuisson et devient rosé, c'est magnifique -vous avez là une occasion géniale d'enrichir votre stock de petits bonheurs simples du jour...
7 - Mettre en pots, boucher et retourner les pots jusqu'à refroidissement -création de vide utile et du petit "ploc" d'ouverture.
8- Vous pouvez en garder une partie dans laquelle vous ajoutez la maniguette pilée pour faire la variante coing-pamplemousse et graines du paradis. Puis la mettre en pots.


Je sais que ce n'est pas la pleine période des pamplemousses. Mais plutôt que de me jeter la pierre, ce que je vous propose, c'est de faire cette recette, de la goûter et après on en re-cause autant que vous voudrez...

Des idées pour varier :
- remplacer le pamplemousse par de l'orange
- remplacer la maniguette par du poivre
- remplacer le coing par des pommes -mais là vous changez de confitures, c'est une variante extrême!


Confiture de coings au thym et miel de tilleul






Pour 5 pots :
1,4 kg de coings
125g de miel de tilleul
600g de sucre
4-5 branches de thym frais

Quand on a une base, toutes les variations sont possibles.

1 - Idem à la précédente recette
2 - Pareil
3 - Attention piège : dans cette recette il n'y a pas de pamplemousse....
4 - Misma cosa
5 - Et non, on n'ajoute pas les suprêmes de pamplemousse. Qu'est-ce qu'on a dit au 3 - ? Par contre on peut ajouter le thym et le miel.
6 - Tout pareil.
7 - A moins que vous trouviez d'autres contenants, le pot à confiture reste une valeur sure pour contenir des confitures.
8 - Pas de pamplemousse, pas de maniguette, donc pas d'étape 8 !

Des idées pour varier :
- remplacer le thym par d'autres herbes fraîches : sarriette, romarin par exemple
- remplacer le miel de tilleul par un miel différent : toutes fleurs, acacia, tournesol...
- enlever le thym et le miel et le remplacer par du pamplemousse rose et de la maniguette. Tiens ça me rappelle quelquechose...


Confiture encore au prochain épisode...





lundi 28 septembre 2009

Je suis descendue dans mon jardin...

... ou "Variations autour des tomates du jardin"

Les aventures de Fifi Brindille...

Quel bonheur de manger les légumes de son jardin ! J'ai la chance d'être en ville et d'avoir un jardin. Pas un potager, non un jardin de ville avec de la pelouse et où les anciens habitants n'avaient pas une seule chose qui se mange et étaient spécialistes en "faux".
Je m'explique. Il y a un prunier mais c'est un prunus, c'est à dire un prunier dont les prunes ne se mangent pas, un "faux" prunier en quelques sortes. A côté un pommier... du Japon qui ne donne donc que des fleurs. Et tout autour du jardin, il y a des faux fraisiers, vous savez, ceux qui donnent des fruits qui ressemblent à des fraises mais qui ne sont pas des fraises et qui réactivent votre réflexe de Pavlov en vous laissant seulement l'eau à la bouche et rien de plus !

Donc j'ai mis fin à ce cercle vicieux en investissant les plates-bandes et en plantant des tomates, des céleris raves, des basilics, de la menthe, de la sarriette...

Je me suis également fait un mini compost dans un mini coin. Et miracle de la nature, plein de petites plantes magiques ont poussé :
- des courges. Elle se sont mises à ramper, grimper, fleurir toutes seules comme des grandes. J'ai cru pendant un moment que la malédiction du "ça pousse mais ça ne donne rien" me rattrapait car toutes les fleurs se révélaient être des fleurs mâles qui ne donnent rien mais contre toute attente une courge a trouvé sa place dans la glycine, lovée dans les branches et les tendres feuilles.
- 2 avocatiers
- des fraisiers (des vrais cette fois-ci)
- 2 lauriers
et plein d'autres encore à venir !

Les tomates donc. La ceuillette de la première tomate est un moment quasi mystique -je vous assure que ce que je vous dis est vraiment très réaliste, à peine romancé !- . C'était une "Coeur de Boeuf" grosse comme 2 poings et pointue comme un coeur. Elle m'a fait mon repas et sa dégustation a bien duré 1/2 heure facile ! Cette variété contient peu de pépin et est peu juteuse comparée à d'autres. Sa chair est ferme et douce, peu acide, un peu rosée. Un régal !
Et d'autres ont suivi et de variétés variées : des "portugaises" -grosses et rouges- , des "sorento" -grosses et roses- , des "blanches d'Anvers" -qui en fait sont un peu jaunes crème- , des "mountain gold" -moyennes et oranges en pointe-.

Un vrai festival de couleurs et de saveurs et tout cela dans une bande de terre de 3 mètres de long sur 30 cm de large ! Comme quoi, peu de place suffit à faire pousser des petits bonheurs !
Alors forcément les tomates étaient souvent au menu : salades, carpaccio, tarte, sauce, et encore beaucoup d'autres à venir.
Je vous livre pour aujourd'hui 2 tartes fines et très rapides à faire.


Camaïeux de tomates en tarte fine au sésame





Pour une plaque de four :

Pâte :
300g de farine
1 cuillère à soupe d'huile d'olive
1/2 sachet de levure de boulanger
1/2 cuillère à café de gros sel
1/2 verre d'eau tiède
1 cuillère à soupe de graine de sésame blond


Pour la garniture :
Des tomates de couleurs variées
1 oignon rouge
Des copeaux de fromage de chèvre très sec
1 filet d'huile d'olive

1 - Dans un saladier, tamisez la farine et ajoutez le gros sel et le sésame.
2 - Diluez la levure dans l'eau tiède avec un peu d'huile d'olive.
3 - Faites un puit dans la farine et versez la levure diluée.
4 - Pétrissez -directement avec vos petites mimines- et ajoutez de l'eau si la pâte est trop sèche, de la farine si elle est trop collante. Laissez reposer durant 15 à 30 minutes.
5 - Découpez les tomates en tranches épaisses (5 mm) et émincez l'oignon rouge.
6 - Etalez la pâte pour qu'elle tienne sur la plaque du four (sur du papier sulfurisé).
7 - Disposez la moitié de l'oignon rouge sur la pâte puis recouvrez avec les rondelles de tomates disposez de façon artistique - autrement dit : lâchez vous !- . Puis recouvrez avec le reste des oignons et émincez des copeaux de fromage de chèvre par-ci par-là -ça, c'est précis !.
8 - Faites cuire au four à thermostat 7 - que vous avez bien entendu fait préalablement chauffé - durant 20 à 30 minutes.
9 - Au moment de servir, ajoutez un filet d'huile d'olive.



Tarte fine et piquante aux tomates du jardin et ventrêche




Pour un four de plaque :

Pâte :
300g de farine
1/2 sachet de levure de boulanger
1/2 verre d'eau tiède
1/2 cuillère à café de gros sel
1 cuillère à café de piment d'Espelette en poudre
(quoi ? vous n'en avez toujours pas acheté malgré ce billet?)

Garniture :
Des tomates rouges de différentes variétés
10 tranches très fines de ventrêche
-ou poitrine fumée-
Des feuilles de basilic frais
- du thaï de mon jardin pour la mienne-
Quelques émincés d'oignons rouges
-pour perfectionner votre sens artistique..-

1 - Pour la pâte, procédez comme la précédente -très bon exercice de diction ; ne pas hésiter à l'utiliser- sauf que le sésame est remplacé par le piment d'Espelette -oui, il y a des variantes, ne vous laissez pas avoir...
2 - Pour les tomates, procédez comme le recette précédente -trop facile à rédiger cette recette !
3 - Pour la ventrêche, procédez... Non ! c'est bon. Personnellement je l'ai disposée en cercle sur le tour de la pâte puis j'ai posé les tomates au centre. J'ai gardé une tranche pour mettre en déco - et oui, vous savez, le sens artistique...
4 - Disposez les feuilles de basilic et les oignons rouges sur les tomates
5 - Mettre au four, comme pour la recette précédente...
6 - Régalez-vous, comme avec la rec....
En espérant vous avoir donné envie de planter des petites graines...

mercredi 16 septembre 2009

Village Convergences Bio, 3e édition

... ou "Comment se régaler de son patrimoine"

Comme vous le savez ou ne le savez pas encore, ce week-end voit arriver les Journées du Patrimoine, avec visites gratuites en tout genre de monuments, lieux historiques, conférences, et plein d'autres choses encore.

Et je vous invite à venir visiter un patrimoine en passe d'être reconnu comme faisant partie du patrimoine immatériel de l'Humanité par l'UNESCO, je parle bien entendu de notre patrimoine culinaire.

Avec mes camarades de l'association Convergences Bio, nous vous invitons à venir flâner sur les bords de Loire et profiter de toutes ces gourmandises délivrées par notre très chère Terre.
J'y serai avec ma casquette de Saperlipopote superposée à celle de Diététicienne pour faire des Ateliers de dégustation, parler de l'alimentation en règle générale et de cuisine en particulier - je vous annonce ici-même la parution de cartes postales recettes conçues et éditées par mes soins et illustrées par un ami dessinateur-illustrateur, PiR, qui seront en vente sur le stand -, tout cela comme d'habitude dans la joie, la bonne humeur et la convivialité.
Je sais que le fait d'être partie prenante dans cet évènement peut faire que vous ne me jugerez pas très objective dans ce qui va suivre mais je le pense sincèrement.
C'est la troisième fois que je participerais à ce Village et j'ai hâte d'y être. Pourquoi ? Parce que tout simplement c'est un moment magique, chaque année. C'est une parenthèse dans la ville où seuls la convivialité, la bonne humeur, le plaisir, l'échange, le partage ont leur place. Il y a à chaque édition une ambiance extraordinaire et nous, participants, sommes à chaque fois émerveillés de voir à quel point la population se déplace, s'intéresse, partage avec nous et nous encourage dans nos démarches respectives.
Et il y a un Village dans le Village, c'est à dire l'échange aussi entre les exposants. En règle générale, la semaine d'après, on plane tous, un peu déphasés suite à ce dimanche !
Et on a hâte de recommencer des choses ensemble, ce que l'on fait toute l'année et notamment au moment de la Semaine du Goût dans les écoles de la ville de Tours.
Je sais également que Anne de BlogBio sera présente sur le stand de l'association IMPACT 37.
Alors n'hésitez pas, venez nous voir et échanger avec nous, ça nous fera plaisir de vous rencontrer dans le monde réel !!!
Voici l'affiche que vous pouvez télécharger en cliquant ici même :


Juste une petite précision : il est indiqué sur le fly "Atelier diététique", il s'agira en fait d'Ateliers de Dégustation que je ferai. Après, je reste ouverte à toutes les questions concernant l'alimentation dans son ensemble.

Et bien sûr, comme d'habitude, parlez-en autour de vous et venez passer un TRES bon moment avec nous.

A Dimanche !

mardi 25 août 2009

C'est la rentrée des Ateliers !

... ou "Comment bien redémarrer"

Youpi, c'est la rentrée !
Les serviettes de plage ont été ensablées, les maillots ont laissé des traces sur votre peau bronzée, les mollets sont gonflés de vos randos éffrénées, le sourire est affiché, le plein d'énergie fait.

Vous êtes prêts ?
Alors pour ne pas cesser de vous amuser, de vous détendre, de découvrir des saveurs et de ravir vos papilles, les Ateliers deSaperlipopote font leur rentrée pour vous acceuillir avec plaisir.

Voici le programme pour cette année :



Atelier "Ti Chef"
Pour les enfants ; Durée 1h30
On cuisine 2 recettes ensemble et tu les dégustes à la maison en famille pour montrer tes talents de Ti Chef !
Mercredi de 16h00 à 17h30 // Samedi de 10h30 à 12h00
Tarif : 20 € par enfant





Atelier "Entre 2"
Pour adultes ; Durée : 1h30
Pas le temps de cuisiner ? Venez trouver des astuces pour cuisiner vite, bien et bon et passer un bon moment. Une belle et bonne pause méridienne !
Dégustation sur place.
Café ou thé offerts
Dernier Mardi de chaque mois, de 12h30 à 14h00
Tarif : 20 € par personne




Atelier "Que pour les grands"
Pour adultes ; Durée 2h00
Ce soir c'est pour vous et rien que pour vous. Mettez les mains à la pâte puis les pieds sous la table. Respirez profondément. Décontractez-vous. Régalez-vous !
1er Jeudi de chaque mois, de 19h00 à 21h00
Tarif : 25 € par personne








Atelier "Après l'effort, le réconfort !"
Pour adultes ; Durée : 1h30
Et si vous passiez pour l'apéro ? Et pour changer des cacahuètes, je vous propose de cuisiner des petites bouchées originales, simples et pleines de goût. Tchin tchin !
Dernier vendredi de chaque mois, de 19h00 à 20h30
Tarif : 25 € par personne



Voici la version imprimable du programme : cliquez ici recto et verso.

Alors à très bientôt et en attendant : Bon Appétit !

mercredi 12 août 2009

Pluie-pluie et petits farcis...

... ou "Courgettes et aubergines farcies aux saucisses et merguez et câpres"

Petites précisions biologiques...

De par mon métier -diététicienne indépendante, détendue et pacifiste- , on me pose régulièrement des questions concernant l'alimentation en dehors de mon cabinet, chez des amis ou autres moments privés. Ce que je fais avec plaisir sauf parfois...
Il m'est arrivé récemment de me retrouver face à une personne très agressive qui m'a limite prise pour une criminelle du fait de ne pas être, je cite, "plus radicale concernant les conseils relatifs à la consommation de viande", grosso-modo pourquoi je ne disais pas aux gens que la "viande et les produits laitiers sont des poisons pour l'Homme". Alors je tiens à préciser ce qui suit...

1) Comme vous le savez tous et toutes, l'Homme est un omnivore -mais également une femme comme les autres aussi, certes, mais là n'est pas le propos- et donc mange de tout -sauf à certaines périodes charnières de sa vie où il est frappé de crise de rébellion, périodes qui durent plus ou moins longtemps selon le bon vouloir de chacun.
L'Homme est donc un mélange savant de carnivore, d'herbivore, d'insectivore -si, si- , ce qui fait sa richesse et sa complexité, et l'amène à varier son régime alimentaire et à jouir des multiples saveurs que lui offre le monde, animal comme végétal.
Cependant, certaines personnes, par choix idéologiques ou nécessité médicale, suppriment des aliments ou catégories d'aliments de leur alimentation quotidienne. On connaît notamment le végétarisme (suppression de la chair d'origine animale) et le végétalisme (suppression de tout aliment d'origine animale), qui sont prônés par de nombreux courants philosophiques orientalistes notamment, et de plus en plus fréquemment adoptés dans le monde occidental.

Mais je tiens à préciser que cela reste un choix personnel et que les personnes qui mangent de la viande ne sont pas des "carnivores", ni des gens "totalement irresponsables dans notre monde actuel" -dixit la personne qui m'a agressé- pour autant.
Ce n'est pas parceque l'on mange de la viande que l'on est obligé d'en manger à chaque repas, ni chaque jour. La consommation raisonnable et raisonnée fait aussi partie de ce monde, ce que je prône -ma philosophie personnelle.
Les choix de manger ou pas de la viande sont tous les deux tout aussi respectables l'un que l'autre, et ni moi ni personne n'a à les imposer aux autres.

On appelle ça de la tolérance, le respect d'autrui et de son libre choix.
Merci... -ah ! ça fait du bien, ça va mieux...-

2) La polémique sur le lait : si cela vous intéresse je vous explique tout -origine, fondements, biologie, etc...- avec plaisir dans un prochain billet -n'hésitez pas à demander si vous le voulez- mais maintenant, j'ai envie de parler de choses positives et agréables et d'éviter que ce billet ne deviennent indigeste....


Pour la suite du menu de ce billet : comment gérer durablement les posts-soirées barbecue -et toc ! je suis en pleine rébellion, je mange de la viande- et une recette dont vous n'aurez pas la photo - parce que j'ai pris le temps de manger mais pas la photo.


Courgettes et aubergines farcies aux saucisses et merguez et câpres

Les soirées barbecues se suivent avec allégresse et ne se ressemblent pas. Chacun amenant quelquechose pour soi et pour les autres, il arrive fréquemment que soi ou les autres ayons un appétit plus restreint que les quantités de victuailles présentes.
Il faut alors recycler, développer durablement des idées pour utiliser les restes.
Et magie, transmutation réussie, découverte savoureuse et palais satisfaits.





Ce lendemain de barbecue, la pluie et le soleil étaient au rendez-vous en même temps, moment que je trouve à chaque fois extraordinaire tellement c'est antinomique.
Il restait des saucisses et merguez, des courgettes et aubergines. Tous se languissaient dans mon frigo. Alors je leur ai proposé de jouer ensemble...

Pour 1 courgette moyenne et 1 aubergine
(ne le prenez pas pour vous, n'y voyez rien de personnel...)
2 saucisses
2 saucisses aux herbes
2 merguez
2 cuillères à soupe de câpres
-j'ai utilisé des câprons-
50g de pain dur
1/2 verre de vin blanc sec

1- Evider la courgette et l'aubergine avec une petite cuillère et garder la chair que vous coupez en petits morceaux.
2 - Récupérer la chair des saucisses et merguez en coupant la peau - pour ceux qui ont suivi toutes les saisons au choix d'Urgences ou Dr Quinn femme médecin ou Dr House, cela est un vrai jeu d'enfant...
3 - Mélanger dans un saladier la chair des saucisses-merguez, le pain dur réduit en miette -pour cela plusieurs techniques : le pilon, le sac congélateur + rouleau à pâtisserie, la meule, le sac congélateur + l'éléphant, le rouleau compresseur. Liste non exhaustive... - , les câpres, la chair des courgette et aubergine, le vin blanc.
4 - Répartir dans les courgette et aubergine évidées la chair ainsi préparée.
5 - Cuire au four thermostat 7 durant 45 minutes environ.
6 - Dégustez !

J'ai trouvé sur le marché des aubergines blanches que je n'avais encore jamais goûté. Leur chair est plus fondante et le goût plus doux comparé aux aubergines violettes. Une belle découverte...


Poitrine fraîche marinée au barbecue

Pas de photo donc mais je peux vous assurer que c'est à essayer...
J'aime bien faire mariner les viandes qui vont aller sur le barbecue. Un reste d'habitude des Antilles...

Marinade pour 10 tranches de poitrine fraîche :

3 cuillères à soupe de sauce soja
3 cuillères à soupe de muscovado
- ou sucre roux -
3 cuillères à soupe d'huile
le jus de 2 citrons
1 cuillère à café de curcuma
1 cuillère à café de coriandre
1 cuillère à café de gingembre
1/2 cuillère à café de clou de girofle
-le tout en poudre ou écrasé au pilon ou avec l'éléphant utilisé pour la recette précédente-

Mettez à mariner la viande au moins 3 heures avant le barbecue, l'idéal étant de la faire mariner la veille pour le lendemain.

Le tout à griller sur le barbecue, thermostat 8 -hi hi hi...-

mercredi 5 août 2009

Saperli-Popote express #1

... ou "Tortis au curcuma, soja, citron et persil plat"

Un soir, une envie de pâtes.
Mais pas juste des pâtes au beurre, non.
Des pâtes avec un peu plus de peps, de classe, d'originalité, de glam' -et oui, les filles et les autres, je me suis mise à regarder Sex and the City et ça change une vie...- , de classe, de personnalité -j'avoue que regarder S&C met à mal ce dernier principe...
Et là entrent en scène mes petits ingrédients magiques, ceux qui traînent sur mes étagères pour finir dans mes casseroles et autres saladiers -contrairement aux filles de Sex and the City qui ne se souviennent pas quand elles ont touché une casserole pour la dernière fois. Je ne sais même pas si elles se souviennent que ça existe...


Oui, mes chéries -et oui, quand on regarde S&C forcément on change de langage et on est copine avec tout le monde- , il est primordial d'avoir un stock de ces ingrédients qui vont permettre d'assaisonner, relever, épicer, aromatiser vos plats. Autrement dit des épices, des aromates, des condiments, des graines, des herbes, etc, etc...
Alors juste pour vous, voici une liste, non exhaustive, de produits à inviter d'urgence dans vos étagères. Cliquez ici.


Tortis au curcuma, soja, citron et persil plat

On fait cuire des pâtes -des tortis De Cecco pour ma part... . Une fois égoutées, on les saupoudre de curcuma en poudre -j'en ai trouvé un excellentissime au marché pour celles qui sont sur Tours et environs. Vous pouvez remplacer par curry ou colombo- , on ajoute un filet de sauce soja, le jus de citron et du persil haché.

Bim
Bam
Boum
Youpi
Youpa
MIAM MIAM !!!!!

jeudi 2 juillet 2009

Escapade en Pays Basque #2

... ou "Joues de morue caramélisées à la confiture d'Espelette et consommé de piquillos"

Forcément quand il y a un chapitre 1 (Escapade en Pays Basque #1), il y a logiquement un chapitre 2. Après, le délai de publication entre les deux est... élastique ! Et quand en plus viennent se greffer des incidents techniques comme égarer la carte mémoire où se blotissent les photos de cette escapade en attendant d'être publiées, là on frise l'extension du temps !
Mais tout finit bien : la carte est retrouvée et la mémoire peut livrer les souvenirs mis en boîte de ces rencontres et moments précieux.
Alors en route pour le deuxième épisode au Pays Basque !
Une recette en apéritif, deux rencontres magiques, trois fois plus envie d'y retourner !

Joues de Morue caramélisées à la confiture d'Espelette et Consommé de Piquillos
Qui dit Pays Basque, dit piment d'Espelette -pour vraiment vivre ce billet avec intensité, lisez avec l'accent, que dis-je, avèkeu l'akeucent et mettez du piment d'Esseupeulette un peu partout- et "pimientos del Piquillo", une sorte de poivron-piment doux appelés aussi simplement piquillos. Je ne sais pas pour vous mais le piment d'Espelette -je sens qu'il y yen a qui ne parleu pas avè l'akeucent et qui vont passer rà côté de la magie du pimeng d'Esseupeulette- j'en suis absolument fan. Je viens encore de faire des petits sablés parmesan-basilic-pavot-piment d'Espelette, pfff, pure merveille !

Donc pour revenir à nos moutons -cf photo plus loin- un petit apéro en direct ! Le consommé sert de petite sauce pour les joues de lotte ou à siroter comme ça à part.


Pour 4 Basques en devenir :

Joues de lotte caramélisées à la confiture de piment d'Espelette
8 joues de lotte
plus si vous voulez le faire en plat principal
1 cuillère à soupe d'huile d'olive
1 toute petite gousse d'ail
3 cuillères à café de confiture de piment d'Espelette
1 pointe de couteau de piment d'Espelette en poudre
1 jus de citron

1 - Coupez les joues de lotte en lanières épaisses
2 - Mettez-les à cuire dans la poêle avec l'huile d'olive
3 - Lorsqu'elles sont dorées, ajoutez la confiture de piment.
4 - Laissez légèrement caraméliser puis ajoutez le jus de citron et l'ail
5 - Laissez réduire
6 - Ajoutez le piment en poudre à la fin de la cuisson


Consommé de piquillos
300g de piquillos
(en bocal au naturel)
1 cuillère à café de crème fraîche
1cuillère à café d'huile d'olive

1 - Coupez les piquillos en lamelles et faites les revenir avec l'huile d'olive
2 - Mixez-les en ajoutant la crème fraîche
3 - Assaisonnez à votre convenance -avèqueu du piment d'Esseupeulette si le coeureu vous en dit...

Je sais bien que tout le monde ne va pas au Pays Basque tout les 3-4 matins -moi non plus d'ailleurs- et que votre stock de Piquillos et/ou piment d'Espelette est peut être inexistant mais voici des solutions :
-
pour le piment d'Espelette en poudre on en trouve un peu partout alors pas vraiment d'excuse, il vous en faut dans vos étagères -solution radicale et définitive, j'en conviens, mais nécessaire et douce pour vos papilles-
- pour les piquillos, vous pouvez les remplacer par des poivrons marinés à l'huile d'olive et les assaisonner avec un peu de piment d'Espelette -puisque vous en avez acheter à la phrase précédente...
-
pour la confiture de piment d'Espelette vous pouvez la remplacer par du miel + piment d'Espelette -vous voyez bien que c'était une bonne idée d'en acheter !.
- pour ce qui est des joues de lotte, des filets de poisson blanc à chair serrée feront aussi l'affaire, lieu jaune par exemple ou encore cabillaud.

Et maintenant je vous emmène au restaurant...
Voici 2 adresses absolument incontournables si vous passez dans le coin. De ces lieux où tout est au rendez-vous : accueil, sourire, qualité, originalité, personnalité, produits frais, cadre. Bref, des petits résumés de ce que j'appelle des "lieux parfaits".

La Cantina d'Amoña


Je commence par le plus petit des 2 et certainement le moins connu mais plus pour très longtemps j'espère...
Ce petit restaurant se trouve à Saint Jean de Luz, dans une rue piétonne. Pas de celles chargées de vitrines où l'on doit jouer des coudes pour se faufiler, non une petite rue un peu plus large et un peu plus tranquille.

Ce jour-là, , il y avait des petites tables avec des nappes fleuries en terrasse et du soleil, plein de soleil. A l'intérieur une petite salle avec 6 ou 7 tables, une salle à taille humaine. Au fond de la salle, des photos de famille accrochées au mur derrière un grand bar, un zinc comme on dit, un vrai, de ceux qui donnent envie de m'y accouder. Et surtout de discuter avec Maïder et Laurence, les maîtresses de ce lieu qui parlent avec passion de leur aventure et de l'histoire de ce lieu, parce que même récent, ce restaurant a une histoire.

"Amoña " en basque signifie arrière grand-mère. Le visage de l'amoña de Maider est fixé sur une des photos derrière le bar avec son mari à ses côtés. L'amoña de Maider était une kaskanat, c'est à dire une femme de pêcheur qui allait sur le port chercher le poisson directement au bateau dans de grands paniers en osier fixés sur la tête et allait le vendre dans les rues en criant.
"Cantina" est le terme utilisé pour désigné des petits restaurants, mais rien à voir avec le basque, c'est un souvenir de voyage, au Mexique.

Avoir un petit restaurant, avec des produits frais et des recettes simples était un vieux rêve de Maider -idem... . Après avoir travaillé longtemps dans le sportswear-surfwear, l'envie que ce rêve se réalise est devenu primordial pour elle. Alors avec Laurence, une amie, elles se sont lancées dans la grande aventure du petit restaurant.

Travailler avec des petits producteurs est toujours au menu puisque les produits sont locaux : elles vont elles-mêmes rencontrer les producteurs, goûter et choisir les produits utilisés.
J'ai, entre autres, testé pour vous le cidre basque -très différent du cidre breton mais il a aussi son caractère...- qui est produit par la coopérative
Eztigar (05 59 37 87 12) située à Saint Juste Ibarre, "des potes" comme nous le dit Maïder.
Elle a tenu à me parler d'un vin local, le txakoli -prononcez "tchakoli"- produit par la maison
Txomin Etxanil -si vous avez compris le principe, vous avez lu "Tchomine Etchanil", avèkeu l'akeucent toujours- qui est un vin des pêcheurs basques à l'origine, issu de vignes qui donnent sur la mer et donnent un vin blanc perlé. Ces vignes sont situées entre Gétaria -Guetary- et Zarantz -Zarantz.

Au menu il y eu aussi du lomo -sorte de gros chorizo-, du jambon de bellota -porcs nourris exclusivement avec des glands de chêne, la classe ! -, du fromage de brebis et du membrillo -pâte de coings. Liste non exhaustive mais qui réveille des souvenirs gustatifs indélébiles...

Le mieux reste encore que vous alliez tester par vous-même ce restaurant génial.
Et passez le bonjour à Maïder et Laurence de ma part ! L'adresse est la suivante :

La Cantina d'Amoña
19 rue Loquin
64 500 SAINT JEAN de LUZ


La Ferme Ostalapia

La Ferme Ostalapia est un lieu connu, un repère. Il est précisé dans certains guides que c'est un le lieu où vont manger des VIP. Mais les seuls guides étaient les personnes chez j'étais et VIP je le suis devenue grâce à l'accueil qui fut réservé par Christian DUPLAISSY, le géant de ces lieux, ancien rugbyman à la poignée de main énergique et la gouaille à hauteur de sa carrure de joueur de ballon oval -hé petiteu, qu'est-ceu que tu dis là ?.

J'y suis donc arrivée tard, sans avoir réservé, un samedi soir de week-end de Pâques après 5 heures de route. Le restaurant était complet même si certaines résa n'étaient pas encore là. Et là, le dialogue qui va m'ouvrir les portes de ce lieu s'enclenche. Je vous le livre ici -vous pouvez penser à Audiard si vous voulez lui donner une vraie dimension dramatique et un peu de piment à l'histoire...- :

"Il aurait fallu réserver, nous dit Christian. -n'oubliez pas de prendreu l'akeucent quand vous faiteu le personnageu de Christian-
- Oui, mais on vient d'arriver et on est venu quand même comme on est juste à côté, lui répondis-je
- Vous êtes juste à côté ?
- Oui, à Ahetze.
- Vous êtes à Ahetze ? Ah, mais là ça change tout. On ne peut pas refuser des voisins. Attendez, il y a une table réservée mais ils ne sont pas encore là. Vous êtes ici, et comme les absents ont toujours tord, vous allez manger. Venez vous asseoir"

Et voilà, comment je me suis retrouvée attablée, dans la petite pièce, magnifique avec poutres apparentes blanchies. Il y a aussi une grande salle et l'été une terrasse avec vue sur les montagnes et la campagne environnante. L'auberge est une ancienne cidrerie, restaurée avec simplicité. Sur les tables, du linge basque mais pas trop chargé. Le service est impeccable, simple et souriant.

Et dans l'assiette, hummmm... Les produits sont frais, la carte offre un mélange de recettes traditionnelles et plus récentes, en accord avec la saison, simples mais toujours avec une petite touche maison. Et c'est excellent dans l'assiette !
J'avais notamment jeté mon dévolu sur un velouté de fèves au lard -servi en cocotte : je n'en ai pas laissé une goutte !...- et de la morue à l'espagnole. En face de moi, les asperges ont précédé des gambas à la plancha -j'ai goûté aussi, esprit professionnel oblige... .
Tout est bon, fin, de qualité. Un vrai bonheur. Et l'addition n'est pas explosive, ce qui ne gâche rien...
Alors comme on dit en basque :
milesker eta egizu afari


Une ballade...
Ce que j'aime au Pays Basque c'est le mélange : ccampagne, montagne, mer. Et qui dit Pays Basque dit surf....


Si vous avez des problèmes pour laisser des commentaires, n'hésitez pas à utiliser directement le mail indiqué dans mon profil...